Rencontre du Cheick Ismaël Derra avec les femmes : Le président de la communauté musulmane interpelle le président de l’AN sur l’expulsion des élèves musulmanes dans les salles de classe pour port de voile.

Cheick Ismaël Derra a rencontré le dimanche 27 novembre dernier les femmes de Ouagadougou et environnant. Cette rencontre dix-septième (17e) du genre après chaque quatre mois entre dans le cadre des rencontres d’échanges périodiques sur les bonnes pratiques de l’islam chez la femme musulmane. Elle avait pour thème : « l’autosuffisance en soi ».

dsc00003Leaders religieux et coutumiers, ils étaient nombreux a témoigné de leur présence à cette rencontre d’échange. Des hommes mais aussi des femmes en majorités, c’est dans un espace peine à contenir le monde que s’est tenue cette rencontre d’échange. Pendant plus d’une heure et demie, Cheick Ismaël a prêché sur le thème « l’autosuffisance en soi », l’importance de cette autosuffisance en soi pour une femme dans l’adoration de Dieu. Dans son prêche il a appelé les femmes à semer l’autosuffisance en soi et remercier Dieu, à ne pas se laisser divertir par des mauvaises fréquentations et compagnies.

Le Cheik est aussi revenu sur certains faits qui alimentent la société. Il s’agit notamment des difficultés que rencontrent certaines élèves musulmanes dans les salles de classe, la cascade des motos pendant les cérémonies, notamment les mariages religieux et les décès brusques fréquents en ces temps. S’agissant des cascades des motos, Ismaël Derra a invité les musulmans à suivre les recommandations de l’islam. Pour lui, « la mariée selon l’islam est accompagnée par des femmes chez son mari et non par des hommes ou des bruits et des cascades de motos. En ce qui concerne les décès, il invite les musulmans à redoubler les invocations et prières afin que cela puisse changer.

dsc00009Quant aux difficultés rencontrées par certaines élèves musulmanes qui portent le voile dans les salles de classe, le Cheick n’a pas caché son indignation face à cette situation. « Nous ne savons jusqu’à présent pas ce que le port de voile ou le foulard pourrait empêcher dans un cours en classe; dans un examen. Ce sont des décisions prises par certains enseignants eux même alors qu’aucune lois au Burkina Faso n’interdit cela. Même si cette des lois venait à interdire cette pratique, elle devrait être en conforme avec la religion et non pas pour offenser une religion surtout que le Burkina est un pays laïc ». Nous dit le Cheick tout en interpellant les enseignants à prendre conscience en arrêtant cette décision qui pourrait amener un conflit à l’avenir.

dsc00008Cette conférence a vu la présence du président de la communauté musulmane qui est revenu sur cette question de l’exclusion des élèves dans les salles de classe. « Nous avons rencontré le président de l’assemblée nationale Salifou Diallo la semaine dernière et nous avons attiré son attention sur ces faits qui dérange les musulmans et qui pourrait créer un conflit. Nous lui avons dit de prendre des mesures afin que cela s’arrête».Nous dit le président de la communauté musulmane El hadji Abdramane Sana. Pour Sana, « il y a des élèves qui viennent à peine nues à l’école, qui ont du mal à s’assoir en face de l’enseignant parce qu’elle s’est pas habiller de façon descente pourquoi ne pas interdire ça au lieu de s’en prendre à celles qui s’habillent de façon descente »?

Le président est revenu sur le poste de l’article d’un journal qui portait atteinte à l’islam qu’il à fait cas au président de l’assemblée nationale. Il estime que c’est un acte de terrorisme et que ce sont ses personnes qu’il faudrait arrêter parce qu’il incite à la révolte, au terrorisme.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *