Le BIT et les syndicats du sahel face aux défis du Travail Décent , de la Paix et de la Résilience

Le Bureau International du Travail (BIT) organise du 7 au 9 mai 2018 à Ouagadougou un atelier sur le travail décent pour la paix et la résilience dans le Sahel. Une trentaine de participants venus d’Afrique et ailleurs y prennent part.

« Le rôle des syndicats dans l’application de la recommandation n° 205 sur l’emploi et le travail décent pour la paix et la résilience : le cas de la région du Sahel en Afrique de l’ouest ». C’est sous ce thème que se tient à Ouagadougou du 7 au 9 mai 2018 un atelier sur le travail décent dans le Sahel. Organisé par le Bureau International du Travail (BIT), la présente rencontre regroupe une trent20180507_160637aine de participants venus du Benin, du Nigeria, du Niger, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la  Mauritanie, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Guinée Conakry, du Ghana et des organisations internationales  des travailleurs  de la sous-region . La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Fonction publique du travail et de la protection sociale, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo. Selon Toussaint Bationo de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB), le présent atelier sera l’occasion de discuter et renforcer la compréhension des participants sur la Recommandation No.205 de l’OIT adopté en 2017 pendant la 106e session de la Conférence International du Travail à Genève le 5 Juin 2017. L’atelier aussi va permettre les participants de présenter les rapports-pays. « C’est ce rapport que nous aurions la charge de présenter pour le Burkina Faso. Il s’agira de faire l’état des lieux sur la mise en œuvre de la recommandation 205 », a-t-il laissé entendre. Pour le vice-président de l’Unité d’action syndicale (UAS) et représentant le président du mois des centrales syndicales, El Hadj Inoussa Nana, la recommandation N°205 de l’Organisation internationale du travail (OIT) fournit aux membres des orientations sur les mesures à prendre en faveur de l’emploi et du travail décent pour la prévention, le redressement, la paix et la résilience face aux situations de crise résultant de conflits et de catastrophes. « La présente recommandation s’applique à tous les travailleurs et demandeurs d’emploi et à tous les employeurs, dans tous les secteurs de l’économie touchés par les situations de crise résultant de conflits et de catastrophes », a-t-il détaillé. M. Nana a informé que le nouveau Programme-pays pour le travail décent (PPTD) pour la période 2018-2022 va prendre en compte les axes du Plan national du développement économique et social en tenant compte des expériences dument capitalisées par l’ancien PPTD. « Ce qui est un espoir pour les travailleurs en terme de création d’emplois décents », s’est-il réjoui. Les représentants du patronat burkinabè, Dr Camille Kaboré, de la confédération syndicale internationale (CSI)  de Bruxelles Stephen Benedict, et celui du bureau ACTRAV de Genève Mohamed Mwamadzingo ont tour à tour salué la pertinence du thème. « Je me réjouis de la tenue de cet atelier qui se tient une semaine après une grande rencontre sur l’insécurité », a d’emblée déclaré le ministre de la Fonction publique du travail et de la protection sociale, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo. Il a laissé entendre qu’une récente étude a révélé que 70% de l’insécurité est lié aux problématiques de l’emploi. C’est pourquoi, a-t-il souhaité, « que chacun joue sa partition ».

Yves OUEDRAOGO

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