L’an un du président Roch Mark Christian Kaboré : Le MPP et ses alliés face à la presse

Le parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés ont convié les hommes de médias à un point de presse ce samedi 3 décembre 2016 au siège national du parti. Cette conférence de presse avait pour objectif de commémorer l’an 1 de la gestion du pouvoir par ces partis. Le bilan de la gestion du pouvoir ainsi que les perspectives pour poser les fondements d’un nouvel élan de développement économique et social du Burkina Faso étaient les principaux axes qui ont guidés la conférence. Bilan quelque peu mitigé selon les différentes couches sociales du pays, mais le MPP et ses alliés entendent redresser la barre avec un budget d’investissement alloué pour 2017.

dsc00017« Le peuple a pris ses responsabilités en confiant à notre camarade Roch Marc C. Kaboré, à son parti et aux alliés, la destinée du Burkina Faso post-insurrectionnel à travers une victoire sans ambages au double scrutin présidentiel et législatif », a soutenu Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale (AN). Pour lui, la présente commémoration se veut un moment de souvenir pour les moments de vicissitudes et de turpitudes, qui, estime-t-il, « ont plongé notre pays dans un état de léthargie, de précarité et d’incertitude ». Mais qu’à cela ne tient, « notre peuple organisé a fait preuve de bravoure et d’héroïsme en mettant en échec toutes les tentatives d’étouffer sa liberté », a confié Salifou Diallo. Il a également salué la bravoure du peuple insurgé qui a su faire preuve de responsabilité pour permettre à la démocratie de prendre son envol avec l’élection de Roch Marc Kaboré à la présidence de Faso.

Du bilan d’une année de gestion du pouvoir en place

dsc00016« Les acquis obtenus en moins d’un an d’exercice du nouveau pouvoir sont satisfaisant », s’est réjoui Salifou Diallo. Au nombre de ces acquis, le président de l’AN a fait cas du renforcement du dispositif sécuritaire pour faire face aux terroristes ; du renforcement, dit-il, « de l’indépendance de la justice et les avancées constatées dans le traitement des dossiers pendants », etc.

Dans le domaine du développement du capital humain, il a fait mention de la gratuité des soins des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans ; la gratuité de dépistage de certains types de cancer ; le recrutement d’enseignants pour tous les ordres d’enseignement ; l’approvisionnement en eau potable, etc. A l’en croire, la volonté du gouvernement reste toujours à satisfaire au mieux les populations. Des acquis ont été aussi relevés dans le domaine de la dynamisation des infrastructures de développements tels que la construction de pistes rurales et le bitumage des voies urbaines et interurbaines. Le président de l’AN a estimé que tous ces acquis ont été concrétisés malgré un climat délétère empreint de grève tous azimuts dans lequel a vécu le pouvoir durant les 12 mois écoulés. « Le président Roch M. C. Kaboré a accompli des prouesse », a-t-il insinué. Pour lui, le président du Faso (PF) a maintenu les fondements de l’Etat républicain de ce pays et a su gérer la question sécuritaire.

De la question économique difficile que vit le Burkina Faso, Salifou Diallo a lancé l’opprobre sur le pouvoir déchu et la Transition. « Nous avons hérité d’un trésor public troué. La transition est venu et nous a laissé des ardoises, la loi 081 a été voté sans budget », a-t-il expliqué.

Egalement des grèves qui sont légions depuis un certain temps au Burkina Faso, Salifou Diallo a estimé qu’il y a des politiciens putschistes qui incitent les syndicats à mener leurs actions de grèves dans le seul but de déstabiliser le pouvoir en place. « Nous ne sommes pas dupes face à certains programmes qui visent à déstabiliser notre pays », a-t-il martelé. Il a cependant estimé que les attentes des populations et les différentes revendications des syndicats sont légitimes. Mais, dit-il, « le président Roch M. C. Kaboré n’a pas un bâton magique pour faire partir ce qui a duré pendant 50 ans ».

Il a demandé la patience du peuple sur certains faits. Aussi, a-t-il révélé qu’un budget de 1200 milliard sera voté en 2017 afin de booster les investissements. Il a de ce fait rassuré l’opinion publique qu’au cours des 4 années restantes, le pouvoir sera à mesure de réaliser la grande partie de son programme politique. Dans ce sens, Bénéwendé Sankara, Vice-président de l’AN a révélé que le bilan dépeint par Salifou Diallo représente seulement le cinquième du programme politique des partis de la majorité présidentielle. A l’en croire, le vrai bilan ne peut être fait qu’après la mise en œuvre du plan national de développement économique et social (PNDES). « Aujourd’hui, il faut être de mauvaise foi pour dire que les lignes n’ont pas bougés », a-t-il conclu.

L’occasion faisant le larron, le président de l’AN s’est prononcé sur l’affaire des 130 tablettes remises aux députés et qui a suscité de l’indignation chez certaines personnes sur la provenance dedites tablettes et leur fin. « L’AN a reçu 130 tablettes. Nous n’avons jamais reçu de tablettes d’une société chinoise. Nous avons reçu les tablettes du ministre de l’’économie numérique et des postes. Nous n’avons même pas lu la marque. Nous, on s’en fout d’où ça vient. Allez-y demander à la ministre où a-t-elle eu les tablettes. Nous savons seulement que nous avons reçu les tablettes d’une institution burkinabè », s’est-il offusqué.

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