Redonner une nouvelle vie aux déchets miniers et plastiques : L’association APEVA montre la voie à suivre

L’association Professionnelle des Entreprises de Valorisation des Déchets plastique et ferrailles (APEVA) entend apporter sa contribution à la protection de l’environnement et pour se faire, elle organise depuis le mardi 14 décembre et ceux jusqu’au 15 décembre 2016 à la maison de la femme de Ouagadougou, la foire des déchets miniers et plastiques. Placée sous le thème : « Valorisation des déchets plastiques : défis et perspectives » cette foire qui est à sa première édition se être une solution aux problèmes de recyclage des déchets plastiques et miniers.

dsc00020«Les déchets ne sont pas un problème mais une ressource» nous fait savoir Gwenolé Lagadec, expert et travailleurs dans le traitement des déchets plastiques et miniers en Afrique du Sud, de passage à Ouagadougou dans le cadre de la foire. Aujourd’hui, plusieurs pays d’Afrique sont à la recherche de solution pour ses déchets dont la durée de vie est nettement supérieure à 100 ans. Ces déchets d’une manière ou d’une autre constituent un danger pour la santé humaine et provoquent même des cancers. Des pays comme le Ghana, Nigéria ou la Guinée ont déjà trouvé des mécanismes pour transformer ces déchets en produit finis. Bon nombre de pays en l’occurrence le Burkina Faso malgré l’abondance de ces déchets sont toujours à la recherche des moyens de transformations.

dsc00022La foire qui est à sa première au Burkina Faso se tient sous la présidence du ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, et le parrainage du maire de la commune de Ouagadougou. Elle a donné l’occasion aux visiteurs de toucher de doigt les différentes œuvres issues des déchets miniers et plastiques. Des tables bancs, des trousses scolaire, des sacs de voyage, sacs scolaire, des fûts de djembé…. Tels sont les différentes produits exposés à cette foire.

Les exposants ambitieux et conscient de l’apport de ses déchets nous ont livré leurs sentiments

dsc00013Diallo Ibrahim exposant de moule à pavé, « Nous sommes très content de prendre part à cette foire. Elle est une occasion pour nous les collecteurs et transformateurs des déchets de faire valoriser nos produits, de montrer au public nos différentes réalisations à partir des déchets plastiques. Nous invitons le public à accorder une importance à nos produits parce qu’ils sont tous produits de façon artisanale avec nos propres moyens ». « Les difficultés que nous rencontrons dans le traitement de ces déchets sont généralement la mévente parce que le Burkina ne disposant pas de machines pour transformer ses produits, nous sommes obligés de les transporter vers les pays voisins et généralement en Guinée » rajoute-il.

dsc00016Ilboudo Assita exposante d’emballages biodégradables, « Nous confectionnons nos emballages à partir du papiers. Se sont des papiers transformés sous forme de sachets que vous retrouvez généralement dans les alimentations et les pharmacies. On collecte les papiers dans les ministères, dans les services publics qu’on transforme avec des machines adaptées pour obtenir des papiers fins sous forme de sachet. Cette foire est la bienvenue parce qu’elle nous a permis de présenter nos produits, nous avons eu des commandes et beaucoup pensait que ses sachets biodégradables venaient de l’extérieurs ».

dsc00017Kourouma Fatimata, présidente de l’association ville-propre de Dori, « Nous exposons des pavés, des paniers, des cordes, des sacs et des couvercles. Ses objets sont obtenus à partir des sachets et les bidons hors usages que nous trions lors du ramassage des ordures ménagères dans les ménages. Nous les transformons pour leur donner une nouvelle valeur. Cette foire pour nous est une occasion de les présenter au public”.

dsc00021Sow Pierre, couturier, styliste, modéliste et président d’association des jeunes, « Nous exposons des sacs de plage, des sacs touareg, des sacs de voyages et des porte-documents. Ces sacs sont obtenus à partir d’un mélange de sachets plastiques non biodégradables et du Faso Danfani, nous tissons sous forme de pagne puis les transformés selon la préférence ». Il en manque pas de difficultés et « c’est notamment les moyens financières » poursuit-il tout en lançant un cri de cœur aux autorités du pays. « Nous demandons les autorités à comprendre la portée de ce que nous sommes entrain de faire parce que ce métier pourrait être source de revenu pour le Burkina dans les années à venir et même créer de l’emploi pour la jeunesse ».

15592480_1072145769598573_1440357574_n« Je suis venus participer pour m’intéresser au problématique du Faso mais ma vision était fusé sur les déchets miniers parce que Burkina Faso étant un pays minier, les déchets de ses mines sont très dangereux pour sa population. Je viens voir dans quelle mesure nous pouvons transporter ses déchets vers l’Afrique du Sud pour traitement » Nous laisse entendre Gwenolé Lagadec, expert et travailleurs dans le traitement des déchets plastiques et miniers en Afrique du Sud. Pour lui, « le Burkina ne devrait pas considérer ses sachets plastiques comme un déchet mais une ressource » parce que pour lui, « ses déchets peuvent être valorisé, transformer en carburant et autres ».

15571255_1072145632931920_1743856422_n« Le problème de collecte, de traitement et de valorisation de ses déchets se résume en un seul point, le manque de financement, le problème de moyens » dixit le promoteur de la foire Yacouba Belemviré. Au delà de ce handicap pour lui, faudrait ajouter le problème d’écoulement de ses déchets. Il invite le gouvernement à faire de ce métier une priorité parce que cela pourrait non seulement contribuer au développement du pays mais aussi contribuer à la protection de l’environnement. Il invite également les collecteurs de ses déchets à se mobiliser d’avantage afin que les autorités reconnaissent davantage la valeur de leur métier.

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