La désinformation sur les réseaux sociaux : Sachons raison gardée !

Journaliste en formation

De plus en plus, on assiste à un déferlement de fake news, de contre-informations sur les réseaux sociaux au Burkina et même souvent sur certains organes professionnels au profit du scoop et du populisme ou, tout simplement pour des buts malsains.

Plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux, sont devenus des professionnels de l’information en ces temps de d’instabilités et de terrorisme. Ces personnes ne sont pourtant, ni des spécialistes ni des professionnels du traitement de l’information à caractère public. Ils ne maitrisent pas les tenants et les aboutissants de leurs inconsciences dans la publication de leurs informations propres à leurs vérités et à leurs aspirations.

Le Burkina Faso traverse une période difficile, où les populations tirent le diable par la queue. Le pays est frappé à répétition par des terroristes si bien que l’on assiste désormais à des attaques et à des crises tout azimut. Cela devrait être interpellateur à plusieurs niveaux afin de nous rassembler pour la survie de la nation. Malheureusement, rien que pour des calculs politiques venant de certains officines pour des raisons inavouées ; des adeptes inconnus travaillent sur les réseaux sociaux à cristalliser la haine et la division par des publications. Cependant, l’intérêt supérieur de la nation n’y compte guère, car pour eux, il faut déstabiliser la marche actuelle du pays.
Il est également de ces citoyens, qui dans leur bonne volonté, pensant servir leur nation, publient ces choses qui vont à contre-sens de leur bon vouloir.
A cet effet, il est impérieux, que les burkinabè comprennent que tout le monde n’a pas un engagement politique. Et que nous avons tous besoin de la paix pour se développer et faire progresser le pays. N’entretenons pas les rumeurs et les fausses informations pour se jouer les plus durs ou vouloir être les premiers à donner le scoop.
Si toute fois, nous ne sommes pas journalistes ou des professionnels de l’information, l’on peut faire appel à sa propre conscience, celle de s’interroger, sur ce qui se déverse sur les réseaux sociaux de par notre créneau est-il louable et salutaire pour la cohésion sociale et pour la paix ?

Une fois, cet exercice fait, l’on saura que toute information vraie ou fausse n’est pas toujours bonne à être distillée sur les réseaux. Et cela n’a rien à voir avec la liberté d’expression, comme d’aucuns se le brandissent pour promouvoir le liberticide et mettre les gens en conflits.
Le comportement actuel des internautes et des utilisateurs des réseaux sociaux fait la propagande des terroristes et de ceux qui souhaitent voir le pays sombrer dans un chaos politico-social.

Par ailleurs, nous interpellons nos autorités et nos instances de régulations de l’information à se pencher sur les réseaux sociaux pour éviter  le pire .

Il en est de même pour les professionnels des médias eux-mêmes qui doivent savoir raison gardée dans le traitement de l’information en tenant compte des sensibilités de la société et de la délicatesse des moments actuels à laisser fuiter des germes de la discorde et de la désunion. Jouer aux scoops ou aux populistes dans nos organes de presses et sur les réseaux ne sert pas la cause nationale.

Vivement que les uns et les autres mettent l’intérieur supérieur de la nation au cœur de nos préoccupations, pour un Burkina de paix, aspirant à l’émergence.

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