Bitumage de la route Tougan-Ouahigouya : Le Fonds koweitien accorde 8 milliards de F CFA au Burkina

Le lundi 18 février 2019 a eu lieu, à Ouagadougou, une signature d’un accord de prêt pour le financement du Projet de construction et de bitumage de la route nationale Tougan-Ouahigouya entre le ministre en charge de l’Economie, Lassané Kaboré, et le directeur général adjoint de l’administration et des finances du Fonds koweitien pour le développement économique arabe, Nedhal Alolayan.

L’accord qui vient d’être signé porte sur un montant de 15 millions de dollars US, soit environ 8 milliards de F CFA, remboursable en 25 ans avec un différé d’amortissement de 5 ans. Ce fonds servira au financement partiel du Projet de construction et de bitumage de la route nationale Tougan-Ouahigouya (RN 10) dont le coût global est estimé à environ 71 millions de dollars US, soit environ 39 milliards de F CFA.

L’exécution de cet important projet s’inscrit dans la stratégie de développement du secteur du transport, notamment en ce qui concerne les infrastructures routières. Au plan régional, la RN 10 constitue un maillon de la route communautaire de l’UEMOA CU12-Bobo-Dioulasso/Tougan/Ouahigouya qui, une fois mise aux normes internationales, permettra de relier Abidjan à Mopti au Mali. Ce qui contribuera au renforcement de l’intégration régionale et à la croissance des échanges intra-régionaux dans la zone UEMOA.

Placé sous la tutelle technique du ministère des Infrastructures, le projet, qui a une durée d’exécution de 5 ans, a un linéaire d’environ 94 km. « A l’occasion de ces travaux, il sera procédé à la réalisation de nombreux autres travaux connexes dont les travaux d’aménagement de 10 km de voirie urbaine dans la ville de Ouahigouya.

La région bénéficiera également de six marchés, l’aménagement de 20 km de pistes rurales, la construction de seize forages et l’acquisition d’une station mobile de pesage pour le contrôle des charges », informe Eric Bougouma, ministre en charge des Infrastructures. A la question de savoir à quand le démarrage des travaux, il répond : « Pour ce projet, le Fonds saoudien de développement, la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique et le Fonds de l’OPEP pour le développement international participent à son financement. Nous allons boucler le processus pour l’ensemble de ces trois fonds avant de lancer les opérations sur le terrain ».

Plaidoyer pour une augmentation substantielle du financement des projets
A l’occasion de cette signature, le ministre en charge de l’Economie, Lassané Kaboré, a exprimé toute sa satisfaction. Il a ensuite rappelé quelques grands projets du Fonds koweitien au Burkina Faso que sont le Projet de développement intégré de la vallée de Samandeni et le Projet de développement de l’entrepreneuriat agricole. « Les projets phares concernent l’aéroport international de Donsin où le Fonds koweitien intervient pour 10 milliards de F CFA, et le bitumage de la section Ouahigouya-Djibo où le Fonds intervient pour 12 milliards de F CFA », poursuit-il.

Reconnaissant, il a rendu un vibrant hommage au directeur général du Fonds ainsi qu’à ses collaborateurs pour leur sollicitude, leur disponibilité et leur contribution au processus de développement du Burkina Faso. Il a conclu son propos en plaidant pour une augmentation substantielle du portefeuille des projets au Burkina Faso car, justifie-t-il, « cela permettra d’accélérer l’atteinte des résultats dans le sens de l’amélioration du bien-être des Burkinabè ».

Le partenariat qui lie le Burkina Faso à l’institution a débuté en 1983 avec le financement de la route Fada N’Gourma-Frontière du Niger. « De 1983 à ce jour, le Fonds koweitien pour le développement économique arabe a doté le Burkina Faso d’au moins 18 prêts qui avoisinent 227 millions de dollars. Cet appui est destiné au financement de projets de développement dans plusieurs secteurs comme l’agriculture, l’eau et l’assainissement, le transport, la santé », a renchéri le directeur général adjoint de l’administration et des finances du FKDEA, Nedhal Alolayan.

A l’en croire, en plus des dons, le pays bénéficie d’un appui technique d’un montant de 7 milliards 300 millions de dollars. « Le partenariat avec le Burkina Faso est cher à nos yeux. Nous allons continuer le financement pour des projets importants », a-t-il promis.

Source : lefaso.net 

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