Le quotidien des braves femmes de Ouaga

Ouagadougou, la capitale du Burkina est une grande ville très mouvementée. Chacun y vaque de son coté à la recherche de la pitance quotidienne. Le plus remarquable dans ce mouvement de va-et-vient c’est la présence de personnes du troisième âge notamment les femmes.

Très tôt le matin souvent à partir de 4 heures on les voit sur des vélos ou des motocyclettes chargées de légumes ou d’autres marchandises à la conquête des yaars et marchés pour écouler et ramener le nécessaire pour subvenir aux besoins de la famille.

Sur les grandes artères, celles que l’on appelle communément « les femmes de Simon » en référence à l’ancien maire de Ouagadougou Simon Compaoré qui avait créé la brigade verte pour la propreté de la ville de Ouagadougou s’activent dans le balayage et le nettoyage des rues souvent au risque de leur vie sans aucune protection.

La plupart de ces femmes sont des veuves ou issue du milieu défavorisé ? C’est dans ce perpétuel combat qu’elles arrivent à couvrir les besoins de leurs familles, payent la scolarité de leurs enfants et d’autres dépenses liés à la famille. Elles sont très courageuses face aux problèmes sociaux qu’elles rencontrent au quotidien. Ces femmes du troisième âge résistent aux aléas de la vie et préservent leurs dignités.

Bibata sawadogo, une sexagénaire que nous avons rencontré nous fait comprendre qu’elle a commencé la vente des condiments depuis plus de 20 ans. Chaque jour que Dieu fait elle se réveille au tour de 4 heures du matin et avec son vélo elle va au marché de Toécin pour chercher les condiments pour revenir les revendre dans son quartier.  Grâce à cette activité, elle arrive à survenir à ses besoins et fait même des petites réalisations.

Maman Bibata nous a relaté que grâce à ses économies elle a pu payer une parcelle en zone non loti qu’elle a construit pour y vivre avec ses enfants. Elle paye aussi la scolarité de ses enfants avec sa fille aînée qui doit faire la classe de Première à la rentrée prochaine avec une scolarité qui vaut 125 000 F CFA dans un établissement privé de la place.

La brave mère Bibata est fière de pouvoir subvenir à ses besoins à travers son travail mais son rêve le plus ardent reste de voir un jour ses enfants réussir dans la vie à travers des emplois nobles et dignes.

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