DJ Arafat a définitivement coupé le son ce lundi 12 aout

Le chanteur ivoirien DJ Arafat, star du « coupé-décalé » et l’un des artistes les plus populaires de Côte d’Ivoire, est mort lundi à 33 ans des suites d’un accident de moto survenu dans la nuit, suscitant une grande émotion dans son pays.

  La Radiotélévision publique ivoirienne (RTI) a annoncé sa mort lundi midi, alors que des informations sur son accident circulaient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, est mort « lundi à 8 heures » dans un hôpital d’Abidjan, « des suites d’un accident de la circulation qui s’est produit dans la nuit » dans la capitale économique ivoirienne, a précisé la RTI.

Selon Scovik, un manager de coupé-décalé, DJ Arafat, qui était un grand amateur de moto, a été victime d’un traumatisme crânien après avoir percuté une voiture dans le quartier d’Angré (nord d’Abidjan). Il a été transporté à l’hôpital dans le coma, avant de décéder au matin.

Par ailleurs le ministre de la culture M Maurice Kouakou Bandaman dans un communiqué a indiqué qu’il  entend prendre toutes les dispositions de concert avec le chef de l’Etat pour les hommages et obsèques à l’artiste  et invite tous les mélomanes à la retenue et au calme.

DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, parfois appelé Yôrôbô, Commandant Zabra, anciennement Sao Tao le Dictateur et aussi surnommé Le Roi du Coupé-décalé, né le 26 janvier 1986 à Yopougon et mort accidentellement le 12 août 2019 à Abidjan, est un chanteur, compositeur, producteur et arrangeur musical ivoirien.

Il est considéré par beaucoup comme l’un des plus grands chanteurs d’Afrique subsaharienne et un ambassadeur du coupé-décalé, ayant eu sur la culture musicale ivoirienne une influence considérable.

Début
DJ Arafat, en duo avec Debordo Leekunfa, sort un nouvel opus, accompagné d’une nouvelle danse appelée le « Kpangor ». Le concept et les singles qui s’ensuivent deviennent des succès sur le continent africain, du Gabon au Burkina Faso en passant par le Cameroun. Des tubes naissent dans un bref laps de temps : Kpangor, Confirmation Kpangor, Lebede 2, 25 25 Arachide, Bouddha. Ces tubes s’imposent très vite et arrivent en tête des classements congolais. Entre-temps, il sort des freestyles qui rencontrent un tel succès qu’après leurs sorties, toutes les dix minutes en moyenne, un média musical ou un maquis les diffusaient[réf. souhaitée] : il s’agit de Spot 2009 (août 2009), le spécial Stéphane Sessègnon et Marie-Claude Sessegnon (été 2009 en duo avec Debordo Leekunfa), Interdit aux moins de 30 ans (septembre 2009).

DJ Arafat est l’un des pionniers du coupé-décalé, qu’il contribue à populariser d’abord en France puis à travers le monde.

En 2015, il remporte le titre d’artiste africain le plus influent à l’international par Forbes Afrique et TRACE Africa.

Biographie

Fils de Tina Glamour (aussi appelé Tina Spencer) et de Pierre Houon « Wompi », Ange Didier Houon est né le 26 janvier 1986. Sa mère est une artiste chanteuse très controversée et ses détracteurs lui reprochent le plus souvent d’esquisser des pas de danses et un style un peu trop osés. Didier Houon a grandi avec cette image de vulgarité attribuée par les médias notamment dans les années 1990 où Tina Spencer donnait des prestations scéniques à caractère obscène. Sa mère préoccupée par ces tournées, le jeune Didier était livré à lui-même. Dès l’âge de 11 ans, il est en proie à la drogue et au banditisme de quartiers, il est également le demi-frère de Houon Armand Stephane a.k.a TV3 DJ, Houon Severin, Houon Marie Emmanuelle, Houon Yves Raymond et Houon Franck Olivier Prince. Arafat est d’ethnie Guéré de son père et Bété de sa mère.

 

Dans les débuts du mouvement coupé-décalé, le DJ officiant dans l’un des plus grands maquis abidjanais le Shangaï est repéré par le jeune producteur Roland Le Binguiste qui l’emmène en studio. C’est ainsi qu’il sort une œuvre discographique qui le révèle au grand public grâce au morceau Hommage à Jonathan en 2003 dont une partie du clip a été réalisé au Parc des Sports de Treichville avec la présence de Douk Saga et Mulukuku DJ. Très jeune, Didier Houon avait beaucoup d’amis libanais à Abidjan, qui le surnommaient sans cesse Yasser Arafat, l’ancien dirigeant du Fatah et de l’Organisation de libération de la Palestine.Car en effet , on lui attribuait le tempérament du dirigeant du Fatah. Il a décidé de faire de ce surnom son nom de scène.

Sollicité en France grâce à cet album, le promoteur de spectacles et directeur de KD Productions, Désiré Kouadio, organise une tournée pour DJ Arafat. Il s’envole pour deux mois à Paris puis revient en Côte d’Ivoire. Ce séjour a laissé de beaux souvenirs au DJ, et il y voit une belle opportunité économique. C’est ainsi qu’en 2005, pour son second voyage en France organisé par Désiré Kouadio, il décide de s’installer dans la capitale française malgré l’expiration de son visa. Illégalement résidant en France pendant plus de cinq ans, il officie en tant que disc-jockey dans un club africain et vends des CD piratés. Sans papier, il est arrêté par la Police, et passe un mois en Centre de rétention administrative avant d’être rapatrié en Côte d’Ivoire.

Entre temps, il avait sorti un 2e album intitulé Femmes en 2005 puis un album en collaboration avec Meiway en 2006 et un single intitulé Abidjan-Paris en duo avec Christy-B en 2007.

Carrière
De retour sur la Lagune Ébrié, après deux ans et demi d’absence sur les scènes ivoiriennes, il signe son retour en duo avec Debordeaux Leekunfa. Le « chouchou » du coupé-décalé, en 2008, depuis en duo avec Debordeaux Leekunfa, sort un nouvel opus qui promeut une nouvelle danse appelée le Kpangor. Le concept et les singles qui s’ensuivent deviennent des succès sur le continent africain, du Gabon au Burkina Faso en passant par le Cameroun[réf. souhaitée]. Des tubes naissent dans un bref laps de temps : « Kpangor », « Confirmation Kpangor », « Lebede 2 », « 25 25 Arachide », « Bouddha ». Ces tubes s’imposent très vite et arrivent en tête des classements ouest-africains. Entre-temps, il sort des freestyles ou encore des attalakus qui rencontrent un tel succès qu’après leurs sorties, toutes les dix minutes en moyenne, un média musical ou un maquis les diffusaient[réf. nécessaire], il s’agit de « Spot 2009 » (août 2009), « le spécial Stéphane Sessègnon et Marie-Claude Sessegnon » (été 2009 en duo avec Debordeaux Leekunfa), « Interdit aux moins de 30 ans » (septembre 2009), « Retour en clash » (octobre 2009) et « Cadeau de fin d’année » (décembre 2009). Pour ses prestations scéniques il engage trois célèbres et talentueux danseurs dénommés Magicien, Ordinateur et Bébé sans os6.

En 2008, il participe au single à succès African tonik avec Mokobé, Mohamed Lamine et Mory Kante, la chanson promo devient Tube de l’été en France. La même année pour soutenir le single, il met sur le marché « Cadeau du siècle » un mélange de RnB contemporain et de coupé-décalé.

Fan de Yorobo, le footballeur Samuel Eto’o lui offre une montre de 80 000 € et une voiture de marque BMW en juillet 2009

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