Danse : Mahamadi Sankara dit Dimolo, un danseur libre penseur et engagé

Cette semaine Aconews, dans sa lancée de promouvoir la culture Burkinabè et de donner une visibilité aux talents cachés, s’est entretenu avec Sankara Mahamadi dit Dimolo un danseur professionnel. « J’ai choisi la danse comme profession, parce que la danse c’est aussi créer ce qui sort de l’imaginaire et faire passer un message ». Découvrons-le !

Présentez-vous et dites-nous pourquoi avoir choisi la danse comme profession ?

 Je suis Mahamadi Sankara à l’état civil plus connu sous le pseudo de Dimolo, je suis artiste danseur en formation au Centre de Développement Chorégraphique (CDC) La Termitière. J’ai choisi la danse comme profession tout simplement parce que je suis passionné de mouvements corporels. Je dirais également que j’ai décidé de danser parce que je me sens plus libre (penseur) et artiste engagé parce que la danse c’est aussi créer ce qui sort de l’imaginaire et faire passer un message, donc se faire entendre sur tous les sujets et les mots qui minent notre société.

 

Qu’est-ce-qui vous a inspiré a opté pour la danse ?

Comme je l’ai dit je suis passionné de mouvements corporels et j’en rêvais d’en faire aussi parce que je voyais des aînés s’épanouir malgré la précarité des moyens et le manque de soutien du ministère de la culture ! J’ai commencé à danser quand j’étais en classe de Seconde et quand j’ai eu le Bac A je me suis inscrit en Histoire et Archéologie à l’Université de Ouagadougou mais à cause des difficultés qu’on connait sur le campus la danse a finalement prit le dessus puisse que j’avais plus de séances de répétition de danse que des séances de cours. Les conseils des aînés qui ont réussi dans le milieu de la danse m’ont beaucoup inspiré et motivé mais ça n’a quand même pas été facile d’arrêter les études et poursuivre mon rêve vu l’opinion de la famille.

 La danse nourrit-elle son homme au Burkina ?

Bien-sûr que la danse nourrit son homme au Burkina, surtout la danse professionnelle. Mais il faudrait néanmoins que le gouvernement se penche plus sur la discipline chorégraphique pour permettre à tous ceux qui aiment ce métier de pouvoir le pratiquer, de s’épanouir et d’en bénéficier comme il se doit.

Quels sont les moments qui vous ont marqué le plus dans votre carrière de danseur professionnel ?

Pour le moment je suis en formation pour devenir danseur interprète donc professionnel mais n’empêche que le moment qui m’a le plus marqué c’est quand j’ai été retenu au casting pour commencer ma formation. Je venais d’avoir l’opportunité de concrétiser mon rêve d’être danseur professionnel. Un des moments qui me marquent c’est quand j’ai l’occasion de partager mon savoir avec d’autres personnes et surtout les enfants.

Quelles sont vos relations avec les autres danseurs professionnels ?

Je m’entends très bien avec les autres danseurs professionnels parce qu’on se retrouve souvent pour se donner des idées sur comment faire avancer la danse, demander conseil à nos aînés et comment aider nos jeunes frères qui veulent suivre nos traces.

Quels sont vos projets à venir ?

Après ma formation au CDC La Termitière je pense faire valoir mes compétences partout là où l’occasion se présente. Ce qu’il faut savoir est que le Centre de Développement Chorégraphique (CDC) La Termitière du Burkina est l’une des meilleures écoles de formation chorégraphique professionnelle en Afrique donc je vous rassure que la qualité de la formation que je reçois me permettra de montrer ce que je vaux partout dans le monde, de m’épanouir et de vivre de mon art.

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