Musique : Sinon Raby l’artiste aux multiples casquettes

Dans notre objectif de promouvoir la culture burkinabé, cette semaine nous sommes allez à la rencontre de l’artiste Sinon Raby, un artiste, entrepreneur. Sans plus tarder suivez-le !

Aconews : Qui est Sinon Raby à l’état civil ? D’où vient ce nom et comment êtes-vous arrivé dans la musique ?

Sinon Raby : Mon nom à l’état civile est Sinon Abou, un digne fils de Yako dans la province du Passoré. Jai gardé le nom de famille Sinon, comme nom d’artiste, c’est une manière pour moi de rester attaché à mes valeurs ancestrales.

Aconews: Vous évoluez dans quel genre musical ? Pourquoi ce choix ?

Sinon Raby : Merci pour la question à mes tout-débuts j’évoluais dans le style reggae, à l’époque nous étions en trio à Bondoukou en Côte d’Ivoire, mais vous-même vous savez que dans la vie tout début n’est pas facile. Avec la galère dans le ghetto, les autres ont jugé bon de se chercher dans d’autres domaines. Moi j’ai pu tenir en tant que  fils moaga et aujourd’hui cela a payé. Présentement je fais de la variété, parce que dans la vie il faut grandir avec le temps et chaque époque avec ses réalités. Mais si vous écoutez, le message est toujours resté le même comme à mes débuts c’est-à-dire celui d’un artiste engagé. Je profite de cette occasion pour saluer mon premier manager monsieur Tio Phausier qui m’a compris dès le début et qui m’a accompagné.

Aconews : Je sais que vous avez sorti un album qui cartonne présentement en cote d’ivoire et dans la sous-région et aussi nous constatons que vos tournées sont plus destinées à l’extérieur, on a l’impression qu’au Burkina beaucoup ne vous connaissent pas. Qu’est-ce-qui explique cela ?

Sinon Raby : (Rire…), Merci pour la question, tout simplement cela s’explique par la courtoisie des ivoriens. Ils ne sont pas hypocrites, l’ivoirien n’est pas jaloux de son prochain. Vous savez,  à mon arrivée au Burkina Faso j’étais ouvert avec les acteurs du showbiz. Il  y a plusieurs projets que j’avais mis en place parce que selon moi c’est la culture Burkinabé qui gagne. Mais ça n’a pas marché, j’ai croisé de mauvaises personnes qui m’ont beaucoup découragé et qui ont travaillé à me détruire. C’est la raison pour laquelle maintenant je me méfie avec les acteurs du showbiz (rire…) excusez-moi pour le terme mais il y a beaucoup d’hypocrites ici.

Aconews : Quel est votre point de vue sur le niveau du showbiz Burkinabé, a-t-il évolué ou pas ?

Sinon Raby :  A mon avis, notre niveau de showbiz est bas, tout simplement parce qu’on ne s’aime pas, nous ne sommes pas solidaires. Chacun cherche à noyer l’autre pour avancer, tout en oubliant que c’est l’union qui fait la force.  Je vous donne un exemple palpable, le grand frère Hamed Smani que je salue au passage à créer le concept Takiborsé il n’a pas été soutenu. Le concept est où aujourd’hui ? Et pourtant ailleurs ce n’est pas comme ca. Ici nous ne sommes pas solidaires. Au lieu de mettre en valeur nos créations et promouvoir notre culture, nos artistes préfèrent imités le concept des artistes étrangers ce n’est pas bon. Il faut que nous arrêtions cette mentalité. Sinon le Burkina regorge de beaucoup de talents mais hélas.

Aconews : Comment vivez-vous votre carrière d’artiste ? Avez-vous une autre activité qui vous occupe ?

Sinon Raby : Oui ! Je vis pleinement de ma musique, mais moi ma chance est que Dieu ma donné de l’ambition et puis j’ai mis en place d’autres activités qui, vraiment me procurent des revenus. J’ai des champs d’ igname et d’anacarde en Côte d’Ivoire, même ici pendant la saison pluvieuse  je cultive et je fais l’élevage et grâce à tout cela je vis aisément et je rends grâce à Dieu. J’ai même baptisé mon deuxième album ‘’merci mon Dieu’’ une manière de le remercier. Après la musique c’est l’agriculture qui est ma deuxième femme parce que la terre ne trahit pas.

Aconews: Quelles sont vos relations avec les autres artistes Burkinabés, et le message que vous avez à l’endroit de vos fans et vos frères qui désirent faire la musique comme vous ?

Sinon Raby :  Oui, j’ai de très bonnes relations avec mes frères artistes. Pour preuve dans mon dernier album, j’ai fait un featuring avec Habib qui est de la nouvelle génération et qui vient à grand pas. Pour mes frères qui veulent faire de la musique je les encourage d’être travailleurs et patient.

Aconews : quels sont vos projets pour cette année 2020 ?

Sinon Raby :  Je suis sur mon troisième album d’ailleurs qui est fini. Il me reste la dédicace suivi d’une grande tournée Africaine. Je profite de votre média pour saluer nos FDS qui chaque jour sont sur les champs de bataille pour que le Burkina retrouve sa quiétude.  Dieu bénisse le Burkina Faso.

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