Situation de vie des orphelins au Burkina : Une association dénonce l’ingérence des institutions en charge

Aujourd’hui, plus que jamais, les orphelins notamment ceux de l’Afrique sub-saharien vivent de plus en plus dan s des conditions précaires. Malgré la présence des institutions en charge des orphelins, les orphelinats et les fonds d’aide aux orphelins, ces enfants sans père et ou ni mère se retrouvent toujours dans des conditions les plus difficiles. Les uns qui ont des tuteurs sont aussi marginalisé et contrains de quitter leur famille tutrice. Fort est de constater aussi malgré l’absence ou l’irresponsabilité de ses institutions en charges de ses orphelins, il y’a ceux qui malgré la limite de leurs moyens œuvrent pour le bien-être de ces derniers. A Ouagadougou, nous avions rencontré madame Salimata Barry/Sawadogo, la présidente de l’association des « Femmes Teel-Kiba du Kadiogo ». Une association qui a fait la cause des orphelins son cheval de bataille.

Pourquoi l’Association des « Femmes Teel-Kiba du Kadiogo » ?

SBS : « L’association des « Femmes Teel-Kiba du Kadiogo » est une association qui lutte pour la défense des intérêts, le bien-être des orphelins. Nous avons baptisé l’association, « Association des Femmes Teel-Kiba du Kadiogo » parce que dans l’association, les veuves et orphelines sont nombreuses. Nous voyons de temps en temps la souffrance qu’endurent ses veuves au quotidien. Nous sommes parfois même obligé de les apporter à manger, à s’habiller pour ressembler aux autres. Personnellement en tant que femme et mère, je ne peux pas supporter ça, et c’est ainsi que j’ai essayé de toucher les femmes du quartier pour qu’on mette en place un groupe pour voir ce qu’on peut faire. C’est ainsi qu’on à eu l’idée de la création de l’association“.

Quels sont les objectifs de l’association ?

SBS : « L’association à vu le jour en 2014 mais nous avions eu la reconnaissance officielle en 2015. Notre objectif premier, c’est le bien-être des orphelins et les veuves. Au-delà cet objectif, c’est de créer des conditions favorables à l’épanouissement des orphelins, de lutter contre la pauvreté des femmes, de favoriser l’accès à l’éducation et à la formation, de lutte contre le paludisme à travers des actions de sensibilisation des femmes, de lutter contre la violence faite aux veuves et orphelins, de contribuer à promouvoir l’éducation et la formation au profit des orphelins et organiser des activités créatives d’éveil et créatives en faveur des enfants en difficultés».

Comment fonctionne l’association et quelles sont vos activités ?

SBS : « Aujourd’hui l’association compte plus de 80 membres et les femmes adhèrent chaque jours. Nous fonctionnons grâce à la maigre contribution des membres et les aides de nos maris qui croient en nous. Nous organisons une rencontre chaque mois et à chaque rencontre, une contribution allant de 100f à 500f est demandée à chaque femme. Autre cela, nous avons mis en place un « tontine » qui permet à chaque femme d’avoir au moins 30000 à 5000f pour ouvrir un commerce. C’est généralement dans la vente de condiment que nombreuses femmes s’orientent. Comme activité, nous n’avons pas encore pu faire grandes actions mais nous avions, sinon nous organisons chaque année une journée d’échange avec tous les membres de l’association et les partenaires. Pendant les fêtes de fin d’année, nous organisons des journées de don aux orphelins et aux veuves. Ce don est insignifiant mais nous espérons qu’il servira de quelque chose à celui qui n’a rien du tout. On à aussi initié une formation qui a permis à de nombreuses veuves d’apprendre un métier ».

Quelles sont les difficultés que traverse l’association ?

SBS : « L’association fait face à plusieurs difficultés. Nous avons au sein de l’association une dizaine d’enfants orphelins qu’on prend en charge. Parmi eux se trouve des enfants handicapés. Vous comprendrez qu’il n’est pas facile d’avoir une école pour un enfant vivant avec un handicap surtout quand c’est visuel. Grâce à nos contributions nous arrivons à prendre des engagements dans les écoles afin que ses enfants sans parents puissent suivre les cours mais je vous assure que ‘est pas facile. Autres difficultés que nous traversons c’est le problème de logement pour l’association. En effet, depuis notre création, nous ne disposons pas de siège. Toutes nos rencontres se font devant ma maison. Nous n’avons aucune aide extérieure alors que chaque fois nous voyons dans les médias des aides aux orphelins, aux personnes handicapées. Es-ce que nous en tant qu’une association reconnue ne peut pas bénéficier ne serait qu’une somme symbolique de ce don ? Même si ce n’est pas l’argent au moins les vivres”.

Quel est votre cri de cœur à l’endroit des autorités ?

SBS : « Depuis notre création nous avions essayé d’approcher les autorités communales pour leur présenter notre association et demandé leur accompagnement. Au niveau de l’arrondissement 9 où se trouve l’association, nous avons rencontré le maire et sa délégation qui on promit nous soutenir dès qu’ils seront bien assis. Nous somme à plus de 6 mois de leur élection et nous pensons maintenant qu’ils sont bien assis et nous pensons qu’ils feront quelques chose pour nous. A l’endroit des autres membres, le gouvernement, nous les invitons à penser à nous, nous qui voulons les aider à résoudre le problème de la misère au Burkina Faso. Aux personnes de bonne volonté, nous leurs seront reconnaissante. Nous avons besoin d’aide et nous invitons tout le monde à penser aux orphelins, à ces enfants qui souffrent énormément ».

Votre dernier mot ?

SBS : « C’est de remercier la presse dans sont ensemble pour le travail qu’elle fait en faveur des orphelins. Grâce à vous, à vos écrits beaucoup de problèmes ont été résolu dans ce pays et je pense qu’avec vous, le cri de cœur de notre association ira loin et sera entendu par plus qu’un, partout dans le monde. Je vous remercie du fond de cœur. Que Dieu dans sa miséricorde vous protège dans votre travail”.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *