Passation de charge à la CODER : Gilbert Noël Ouédraogo de l’ADF-RDA passe le témoin à Rasmané Ouedraogo de la NAFA

La Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation nationale (CODER) a procédé ce jeudi, 20 avril 2017 au renouvellement de sont instance exécutive. C’est ainsi que Gilbert Noël Ouedraogo, président de l’ADF-RDA qui était président pendant trois mois passe son fauteuil à Rasmané Ouedraogo de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA). Le cérémonie de passation à eu lieu au cours d’une cérémonie organisée à Ouagadougou en présence des représentants des membres du CODER et du CFOP.

DSC00018La réconciliation nationale demeure le maître-mot au sein des partis qui composent la CODER et en cela que le président sortant Gilbert Noël Ouedraogo a tenu à rappeler à tous les objectifs qui lui avaient été assigné à son arrivé à la présidence du CODER. Des objectifs qui se résument à la rencontre avec les différentes personnalités telle que le président du Faso, le Mogho Naba, les anciens présidents du Faso, les responsables religieux, des OSC les parents des victimes de l’insurrection populaire et du putsch manqué…

DSC00020Cette passation de charge a été l’occasion d’ailleurs pour le président de l’ADF-RDA de revenir sur leur sortie sur Abidjan notamment la visite de l’ancien président Blaise Compaoré. Gilbert Noël Ouedraogo estime que la « question de réconciliation est tellement importante, complexe et sensible qu’elle ne peut être résolue en excluant certains. Des personnes qui s’entendent n’ont pas besoin de se réconcilier », Le président de l’ADF-RDA a insisté sur la nécessité à « parler à tout le monde » et donc « ne pas exclure certains d’office » pour x ou y raison et c’est pour cette raison qu’ils sont allés voire l’ancien président du Faso. « Quoi qu’on dise, Blaise Compaoré, c’est 27 ans de l’histoire de notre pays. Si on enlève ces 27 années de notre processus de réconciliation, on se réconcilie sur quoi ? Notre démarche est objective », a déclaré le président de l’ADF/RDA, ancien allié du CDP.

DSC00026« La consolidation des acquis de mandat de ces prédécesseurs et l’ouverture de nouveaux chantiers » ; c’est sous ce signe que le nouveau président Rasmane Ouedraogo place son mandat ; un mandat de trois mois. Le nouveau président entend continuer dans le même dynamisme que ces prédécesseurs. Les priorités au cours de sont mandat sont « le respect des contacts et les engagements déjà pris, à prendre ou programmés, de continuer la dynamique sur la question de la réconciliation nationale, c’est également d’aller d’avantage vers l’analyse et le suivi de l’action gouvernementale et enfin de prendre des initiatives en lien avec les questions qui vont nous être posé par la politique ou la société en générale », nous dit Rasmane.

Le poste de vice président revient au président par intérim du congrès pour la démocratie et le progrès CDP qui n’a pas manqué l’occasion de s’exprimer autour de cette question de reconciliation nationale. Pour lui, il y a lieu avant de faire table rase sur le passé de passer par la case réconciliation nationale. A l’entendre, le doute ne plane pas dans sa tête lorsqu’il s’agit de désigner les responsables de la situation qui prévaut. « Nous sommes comptables en tant qu’acteurs politiques de la vie politique nationale, de la vie politique de toute l’histoire socio-politique du Burkina Faso de 1960 à nos jours. Ce sont les acteurs politiques qui sont comptables de la plupart des événements », a dit le président par intérim du CDP.

C’est donc « conscient qu’il y a une situation d’accumulation de rancœurs », qu’il invite à revisiter l’histoire socio-politique du pays « pour qu’ensemble on ressoude le tissu, qu’on apaise la situation, qu’on calme les ambitions ».
Le président par intérim du CDP a également réagi sur la sortie de certaines organisations de la société civile qui n’entendent pas participer au meeting de l’opposition au cas où la CODER y serait associée. Achille Tapsoba a fait part de son étonnement. Selon lui il n’appartient pas à une quelconque organisation de venir faire une censure quant à la participation d’un parti de l’opposition à un meeting de l’opposition.

Il a néanmoins pris cette sortie comme étant un élément indicateur de la bonne marche de la démocratie au Burkina. « Nous sommes d’accord que certains ne soient pas d’accord avec nous. C’est ça la démocratie. Une des valeurs fondamentales de la démocratie et de la république, c’est le droit à la différence, c’est l’expression plurielle », a commenté Achille Tapsoba.

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