Safiatou Lopez/Zongo : « la gestion du pouvoir par le MPP à du mal à rassurer les Burkinabè vers un lendemain meilleur ».

Après plusieurs mois de silence, le Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC) dirigé par Safiatou Lopez s’est fait entendre et cette fois-ci avec un document de 19 pages en appui, un document qui dépeint l’actualité nationale notamment la gestion du pouvoir du Mouvement pour le Peuple et le Progrès (MPP) après une année. Une gestion que la présidente du CCNOSC qualifie de « pire qu’avant ».

DSC00014« Le système de gouvernance actuel, la relance économique, l’emploi des jeunes, le procès de l’insurrection, l’affaire KANIS, le meeting du CFOP… » Le Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile au cours de cette conférence de presse qu’il a animé le jeudi, 18 mai 2017 à porter son analyse sur tous ses points. Sa présidente Safiatou Lopez estime que les « attentes vis-à-vis de la population est loin d’être satisfait par le pouvoir actuel ». « La rupture avec les anciennes pratiques comme la politisation de l’administration, la promotion de la médiocratie du régime Compaoré, promise par le nouveau pouvoir n’est plus à l’ordre du jour. (Tout est pire qu’avant) ; la moralisation de la vie politique est devenue un leurre ». Comment Lopez. Elle conclut que « la gestion du pouvoir par le MPP à du mal à rassurer les Burkinabè vers un lendemain meilleur ».

Selon le CCNOSC, le pouvoir actuel dans sa composante n’apporte pas satisfaction quant à la gestion de la relance économique, à la gestion des dossiers sur les crimes de sang, des crimes économiques. « Les dossiers relatifs aux crimes de sang et économique sont toujours pendants ; Nous voulons pour preuve le dossier Dabo Boukary, Norbert Zongo, Thomas Sankara et tous les autres crimes de sang » souligne-t-il. Il décrit également une main mise du pouvoir sur la justice. « La justice est en quête permanente de son indépendance et de son impérative vis-à-vis du gouvernement ». Sur cette analyse, la présidente du CCNOSC laisse entendre que « le MPP est une copie conforme du CDP qui ne fait pas mieux ».

Le CCNOSC dénonce également la non rupture des anciennes pratiques telles la corruption, détournements, acharnement sur les acteurs politiques et civils, promotion de la médiocratie, politisation de l’administration et la hausse exagérée des denrées de premières nécessités sur les marchés alors que le poids reste inchangé sinon réduit. Le cadre exige du gouvernement Kaba II des mesures de contrôle pour « stopper cette hausse exagérée et le renforcement des contrôles dans les frontières afin d’arrêter l’entrée des produits impropres à la consommation ».

S’agissant de la plate-forme du CFOP remis au gouvernement au cours de son meeting, plusieurs points de concordance se retrouvent dans le document élaboré par le CCNOSC, ce qui a suscité des interrogations de la part des journalistes présents à cette conférence de presse. Pour sa part, la présidente du cadre les rassurent qu’elle « n’a pas lu le document du CFOP » et trouve une similarité entre les deux dossiers. Ce qui veut dire « qu’il y a une vérité à ce que l’on dit ».

DSC00018Sur le procès du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, la présidente Safiatou Lopez trouve que « c’est juste pour la forme ». Elle le qualifie d’ailleurs du « cinéma » où le peuple est considéré comme des « cinéphiles ». Elle estime que ce procès n’aboutira à « rien » et reste ferme. Quant à l’opérateur économique Inoussa Kanazoé, Safiatou Lopez estime que « s’il y a des preuves contre KANIS, c’est à la justice de se prononcer ». « Mais ne crois pas que ce soit un acharnement politique ».

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