De la politique à la musique, L’ancien ministre de la promotion de la femme à fait son choix

Entre la politique et la musique l’ancien ministre de la promotion de la femme à désormais fait son choix et son choix c’est de louer l’éternel à travers des chants et contribuer à la lutte contre les grossesses en milieu scolaire. Elle l’a fait savoir à travers sa première sortie discographique intitulée « Un père Fidèle ». Un album de 10 titres qu’elle a présenté aux hommes de medias le mercredi, 21 juin dernier au jardin de musique Remdoogo.

DSC00015Passionnée de la musique dès son jeune âge, Nestorine Sangaré a embrassé sa carrière musicale à l’âge de six (6) ans au près de sa mère qui chantait lors des cérémonies. Cette passion va conduire plus tard Nestorine Sangaré à intégrer plusieurs chorales dans les églises et les lieux de culte pour faire valoir son talent d’artiste. Convaincu de ce talent, elle décidera grâce aux conseils de ses proches de produire un premier album qu’elle met sur le marché. L’artiste révèle que cet album devrait en principe sortie avant 2017 nu été les contraintes qu’elle a eut. S’est contraintes sont pour elle l’indisponibilité de son arrangeur qui était malade et sa nomination au poste du ministre de la promotion de la femme de 2011 à 2014.

L’album « Un père fidèle » entièrement composé en live a été enregistré dans deux studios de la place. Dans ses chansons, l’artiste véhicule un message d’amour, de pardon, de paix et de réconciliation. Nestorine de son nom d’artiste chante dans un style religieux chrétien parce que pour elle. « C’est ce qu’elle a appris dès son enfance dans les chorales » et « ne compte pas s’ouvrir à d’autres styles musicales ». Elle chante en français et en mooré.

DSC00021A cette sortie d’album, l’ancien ministre Nestorine Sangaré n’est pas sous silence sur son passage au gouvernement en 2011à 2014. « Mon passage au gouvernement ma permis d’avoir beaucoup sur la politique. Une expérience avec des avantages et des inconvénients. Aujourd’hui, la page est tournée et la vie continue », nous confie t-elle. S’agissant du bilan après son passage au ministère, « On n’a pas encore fait de bilan de ce que j’ai pu faire à la tête du ministère pour savoir si j’ai bien travaillé ou mal travaillé pour les droits des femmes parce que c’est pour cela qu’en tant qu’expert dans ce domaine que j’ai été appelée dans ce gouvernement» rajoute-elle.

Parlant de la vie politique, l’ancienne ministre de la promotion de la femme dit ne pas appartenir a un parti politique et ne dispose aucune carte de membre d’un parti politique. « Je n’étais pas considérée comme une ministre politique mais comme une ministre (de la) société civile et je n’étais pas conviée aux activités politiques. Ceux qui sont à l’extérieur pensent que quand on est ministre, on est automatiquement impliqué dans les activités politiques. Je ne suis toujours pas politique et je suis venus au gouvernement en 2011 parce qu’on était dans une situation où le pays avait besoin d’experts pour redresser la situation nationale et si vous vous rappeler bien, ce gouvernement dont j’appartenais était appelé « Gouvernement de mission ». En tant que expert en question de la promotion de la femme j’ai été consulté pour diriger ce département », souligne-t-elle.

Nestorine profite de cet album pour rendre hommage à deux personnalités qui l’on soutenu dans ses moments. « Cet album n’aurait jamais vu le jour sans l’insistance et la pression des pasteurs Emmanuel Ouedraogo et feu Pawendtaoré Ouedraogo. Je profite du lancement de ce premier album pour rendre un hommage mérité à ces hommes de Dieu » dit-elle tout en regrettant de commencer si tard cet œuvre qu’est la musique.

L’album est vendu à 3000f le CD et une partie de l’argent des ventes soit 500f par CD seront destiner à la lutter contre les grossesses non désirées en milieu scolaire. Elle nous informe également qu’elle organisera en partenariat avec une structure des formations au profit des jeunes chrétiens désirant abraser une carrière musicale et un concours pour accompagner les meilleurs musiciens chrétiens qui souhaitent poursuivre dans le registre religieux.

« Manni Sougri, Mam Ka zemseyé, Père fidèle, Je ne suis pas toute seule, Assurance tous risques, Fo ziinmêlaa, Biireegwaogré, hymne de la réconciliation, Je vais au père et Ra gnimimameyélyé » sont les dix titres qui compose l’album.

 

Par Sekou Ouedraogo

 

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