Le Burkina à l’instar des autres pays du monde commémore le 19 Août de chaque année, la journée mondiale de l’action humanitaire. Cette année, la journée est célébrée dans un contexte particulier marqué par des crises sanitaires et sécuritaires. Au Burkina, cette journée constitue une halte pour rendre hommage a ceux qui œuvrent pour l’humanitaire d’où le thème : « héros au quotidien ». 

De 87  000 personnes déplacées internes au 31 janvier 2019, le Burkina enregistre à ce jour plus d’un million de personnes qui ont quitté leur domicile du fait des attaques terroristes. Parmi ses personnes, on note environ 24% de femmes et plus de 60% d’enfants. Une situation peu reluisante qui a nécessité l’intervention de l’état et ses partenaires dont des organisations humanitaires. Des braves gars qui périssent parfois sur le terrain en voulant apporter secours et assistance à des personnes en danger.

Au Burkina, ce sont environ 3000 agents humanitaires nationaux et internationaux qui travaillent chaque jour pour l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation de vulnérabilité et les régions les plus sollicitées sont le Sahel, le Nord, le Centre-Nord, la Boucle du Mouhoun et l’Est qui enregistrent le nombre le plus élevé de personnes déplacées internes.

 

Metsi Makhetha la coordonnatrice résidente du système des Nations Unies

« Cette journée d’action humanitaire doit être un moment d’introspection et de réflexion pour chacun de nous, sur le sens du don de soi, de l’amour du prochain et de l’avenir que nous voulons pour la prochaine génération ». indique Metsi Makhetha la coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et coordonnatrice humanitaire au Burkina Faso. Elle invite par ailleurs les organisations humanitaires au Burkina à avoir également une pensée à l’égard des personnes en situation d’insécurité alimentaire, nutritionnelle et ceux dans des zones en situation de conflit armé

 

Marie Laurence Marchall Ilboudo, ministre en charge de l’action humanitaire

En dépit des actions menées et des résultats obtenus, il reste encore beaucoup à faire car les besoins humanitaires demeurent croissants a laissé entendre Marie Laurence Marchall Ilboudo, ministre en charge de l’action humanitaire. L’implication des acteurs tels que les partenaires techniques et financiers, les leaders religieux et coutumier, les institutions nationales et internationales, les agences des Nations Unies et ONG humanitaires a été salué par la ministre de la femme de la solidarité nationale de la famille et de l’action humanitaire.

La patronne de l’action humanitaire a par ailleurs procédé au lancement officiel du plan de réponse révisé du Burkina Faso au titre de l’année 2020. Un document récapitulatif sur la situation des personnes déplacées internes, les besoins et les zones d’interventions des agents humanitaires au Burkina.

 

 

 

 

 

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