Dans le cadre de la campagne de communication ‘’sauvons nos rails’’ les membres du consortium Burkina 2050 ont organisé une conférence de presse le jeudi 08 octobre 2020 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre avec les hommes de médias était de sensibiliser les journalistes, l’opinion publique nationale et internationale sur la situation chaotique que vit le chemin de fer du Burkina Faso.

Dr Nestorine SANGARÉ, ancienne ministre de la femme à gauche et Moustapha TRAORE, SG des Syndicats des Retraités du Chemin de Fer du Burkina Faso (SY. RE. CEF.BF) à droite.

Le chemin de fer du Burkina a été privatisé et concédé à SITARAIL, filiale du groupe Bolloré depuis 25 ans. Les membres du consortium  Burkina 2050 au cours de cette conférence de presse ont lancé un appel vibrant aux différents candidats aux élections législatives et présidentielles, une fois aux affaires qu’ils s’engagent corps et âmes pour une amélioration de la gestion future du patrimoine ferroviaire du Burkina Faso.

Face aux hommes de médias, les membres du consortium Burkina 2050 ont relaté que le dossier liée à la gestion du chemin de fer englobe plusieurs volets mais la dimension politique a pris le dessus au point de compromettre les volets techniques, économiques financier, social et juridique. Le programme d’ajustement structurel qui a prévalu pour la privatisation du chemin de fer au Burkina n’est plus à l’ordre du jour et a été un échec.

Nestorine SANGARÉ pendant son exposé

Si on compare les performances de la gestion faites par les services publics à celle de l’opérateur privé SITARAIL, malgré l’application d’une tarification exorbitante des services, forces est de constater que l’impact sur le développement du Burkina Faso au cours des 24 années écoulées est très mitigé et non perceptible. Pour une durée de 53 ans, SITARAIL n’a pas enregistrer un résultat concret.

Aperçu des journalistes, présent à la rencontre.

Au vue de cette mauvaise gestion du chemin de fer, le consortium 2050 recommande que l’Etat mette en place une équipe dynamique, permanente et  compétente pluridisciplinaire de négociateurs Burkinabè, former de juristes Burkinabè au droit international des affaires avec une spécialisation dans le domaine, créer un comité citoyen pour faire une analyse approfondie des risques liés aux nombreuses zones d’ombres de la CCR qui profite plus au concessionnaire qu’a  l’Etat Burkinabè, évaluer la situation actuelle du patrimoine ferroviaire et rapatrier les équipements  envoyés en Côte D’ivoire et au Niger et veiller à l’apurement du passif social de SITARAIL par le paiement effectif des pénalités imposées par la justice Burkinabè.

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