Dans l’optique d’obtenir l’appréciation des citoyens burkinabés sur la campagne des élections présidentielle et législative de novembre 2020 en cours, la rédaction de Aconews.net a rencontré quelques Ouagavillois ce lundi 16 novembre 2020 afin de recueillir leurs avis sur la question. Les avis sont mitigés selon les réponses données par ces derniers.

Débutée depuis le 31 octobre 2020, la campagne pour les élections présidentielle et législative bat son plein à travers les 45 provinces du Burkina Faso. Si les candidats ensellent les meetings pour la quête du pouvoir, les citoyens quant à eux ne souhaitent que des élections apaisées pour la stabilité du pays.

Seydou Kader Sanon

Pour Seydou kader Sanon, la mobilisation y est surtout dans la capitale économique « pour cette année l’affluence est plus centrée à Ouagadougou que dans les autres régions, surtout avec la situation sécuritaire qui prévaut au Nord, ce n’est pas évident que la population sorte pour faire des meetings, mais il fallait vraiment organiser les élections pour ne pas donner raison aux terroristes peut qu’après l’élection présidentielle de 2020 il y’ aura un changement ».

Dénis Martin Tanga

« Les élections sont déséquilibrées car les gens ne suivent plus les idées mais plutôt l’argent parce que les gens ont faim. Pour ceux qui ont plus de moyens, il y’a beaucoup plus d’affluence contrairement aux partis n’ayant pas assez de moyens lors des meetings on peut même compter le nombre de militants. » dixit Dénis Martin Tanga qui dit qu’il existe belle et bien des partis qui feront de bons dirigeants mais malheureusement ne sont pas stables financièrement.

Cécile Zoungrana
Ibrahim Imam Konaté

Si ses prédécesseurs ont voulu rester dans la neutralité, Cécile Zoungrana, quant à elle fait le choix de soutenir le parti au pouvoir le MPP « moi je soutiens papa Rock. Je mobilise même les jeunes de mon quartier pour assister aux différents meetings. Mon souhait est qu’au soir du 22 novembre il soit déclaré président du Burkina Faso. » a-t-elle laissé entendre.

Ibrahim Imam Konaté ne partage pas le même avis que monsieur Tanga « cette année les élections sont bien équilibrées, c’est ça on appel vraie campagne. Tous les candidats sont à la hauteur que ce soit la mouvance ou l’opposition, lors des meetings les populations sont au rendez-vous. » mentionne t-il. Concernant son choix du futur dirigeant du Burkina, « le président c’est Dieu qui élit. Donc nous remettons tout entre les mains de Dieu. C’est lui qui choisira notre futur président. ».

Malgré leur différence politique, le souhait est reste le même, la paix au Burkina Faso. La population demande le fairplay entre les candidats afin qu’au soir du 22 novembre, celui qui sera élu à la tête du pays des hommes intègres bénéficie de l’accompagnement de ses adversaires pour un Burkina émergeant et booter le terrorisme hors de nos frontières.

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