La fondation Friedrich Erbert (FES) en collaboration avec les centrales syndicales du Burkina ont initié un atelier de formation à l’endroit des syndicats du Burkina ce lundi 16 novembre 2020 à Ouagadougou sous le thème :  »L’économie informelle et protection sociale pour tous, quelles actions pour les syndicats ? ». L’objectif de cet atelier formation est d’amener les syndicats à travailler pour le développement des stratégies pour améliorer le mécanisme de protection sociale déjà existant au profit des jeunes travailleurs et une mise en œuvre d’approche innovatrices en matière de protection sociale pour tous.

Prévu du 16 au 19 novembre 2020, cet atelier de formation s’inscrit dans un processus inclusif de transformation des syndicats afin de les rendre à même de faire face aux nombreux défis du monde du travail et répondre à leurs défis internes. Pour ce faire la Fondation Friedrich Ebert appuie les syndicats du Burkina pour les prochaines années à améliorer la voix, la représentation, la force organisationnelle, la protection sociale et les conditions de travail dans l’économie informelle.

Une vue des participants à cet atelier de formation.

En effet, pour être de véritables acteurs de changements, les syndicats du Burkina doivent améliorer leur représentativité et renforcer la crédibilité de l’action syndicale. Ces deux défis passent par l’élargissement de leurs bases car la force d’un syndicat repose sur ses membres et sur son mandat démocratique. L’élargissement des bases syndicales pourrait se réaliser au Burkina par un rapprochement des syndicats formels en direction des acteurs de l’économie informelle qui représentent plus de 90% des travailleurs au Burkina, et en encourageant les syndicats à considérer l’action en appui aux travailleurs de l’économie informelle comme l’un de leurs axes stratégiques prioritaires.

Guy Olivier OUEDRAOGO, SG du CSB et porte-parole de la coalition des syndicats libre du Burkina.

Pour le SG de la coalition des syndicats libre du Burkina, porte-parole de ladite activité menée par les centrales syndicales affiliées à la confédération syndicale internationale , cette activité consiste à poser des questions sur l’économie informelle et la protection sociale pour tous. Une manière d’outiller les jeunes pour une bonne mise en œuvre sur le terrain. Au Burkina dans le secteur de l’économie, La plupart des travailleurs de l’économie informelle sont sans sécurité sociale, ont des difficultés d’accès aux crédits et ne sont souvent pas reconnus par les états du fait de leur instabilité constante. La précarité est leur lot au quotidien et la majorité de ces acteurs sont des femmes, des jeunes sans emplois, des déscolarisés ou des travailleurs ayant perdu leur emploi. Cette économie dans une large mesure devient le réceptacle de toute la misère malgré son apport non négligeable au Produit Intérieur Brut (PIB) au Burkina Faso. Le résultat attendu à l’issue de ces  quatre (04) jours de travaux et réflexions sur l’économie informelle liée à la protection sociale   est un plan d’action au niveau de chaque organisation syndicale pour qu’ils puissent traduire sur le terrain ce qu’ils ont appris et permettre l’amélioration des conditions de vies des travailleurs en générale. Il précise que leur action , c’est surtout d’œuvrer  à ce que les travailleurs de l’économie informelle aient la couverture sociale au même titre que ceux du formel.

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