En Afrique, la pandémie de coronavirus n’affectera que légèrement les pays producteurs de café. C’est ce qu’a confié à l’agence Ecofin, Edward George, consultant indépendant et fondateur de la firme Kleos Advisory, active sur les marchés des matières premières agricoles en Afrique.

Pour justifier sa position, l’expert indique que le continent africain est surtout un producteur de café de spécialité destiné à des marchés de niche contrairement au café en vrac qui est essentiellement l’apanage du Brésil et du Vietnam. Alors que d’après l’Organisation internationale du café (OIC), la consommation de la fève devrait ralentir en raison de la mauvaise conjoncture mondiale, le café de spécialité pourrait être moins affecté par la chute des cours en raison de sa qualité supérieure.

« L’Éthiopie consomme une grande partie de son café et exporte vers l’Arabie Saoudite du café de spécialité. La Côte d’Ivoire exporte par exemple un robusta très amer destiné essentiellement aux pays d’Afrique du Nord comme l’Algérie et méditerranéens comme l’Italie et l’Espagne », explique le responsable.

Plus globalement, il indique que le continent pourra toujours tirer son épingle du jeu en se concentrant sur l’aspect qualité à travers le café de spécialité en lieu et place d’une approche basée sur l’accroissement des quantités.

« En général, la seule manière de contrôler les cours et d’avoir une bonne rentabilité sur le marché des matières premières agricoles est de se spécialiser. L’Afrique a déjà un des meilleurs cafés du monde avec l’arabica d’Éthiopie. Il y a plus de possibilités de vendre quelque chose de plus spécialisé afin d’obtenir une meilleure marge. Mais ce n’est pas une question de volume parce que c’est impossible de concurrencer le Brésil ou le Vietnam », ajoute M. George.

Pour rappel, l’Afrique fournit environ 10 % des exportations mondiales de café.

Source Agence Ecofin avril 2020

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