Les travailleurs de nuit de la ville de Ouagadougou ont organisé une conférence de presse le jeudi 28 mai 2020 à Ouagadougou. C’était en présence de la grande famille des travailleurs de la nuit à savoir, les DJ, managers, serveurs, plongeurs, organisateurs d’événements, promoteurs de boîte de nuit et bar etc. L’ordre du jour de cette conférence, était l’impact de la pandémie à coronavirus sur leurs activités. Tous unanimes, ils demandent à l’Etat de levée le couvre-feu pour faciliter la reprise de leur travail.

Tous conscient de la situation sanitaire que vit le pays des hommes intègres, les travailleurs de la nuit de la ville de Ouagadougou se disent vraiment dépassés par les événements. Ils demandent au gouvernement de trouver une solution à leur endroit. Cela fait plus de trois mois qu’ils sont sans salaire et en tant que responsables et pères de famille c’est pas du tout facile.

Les responsables demandent de lever le couvre-feu et ensemble ils feront des propositions. Vu la gravité de la situation s’ils restent dans ce cercle vicieux ça ne sera plus le coronavirus qui va les tuer mais la faim.

Selon Aziz TIEMTORE promoteur de boite de nuit « ils sont loin d’être des rebelles. Loin d’aller contre la loi et les autorités, ils veulent tout simplement avoir leur pitance quotidienne. Ils sont des responsables, des pères de famille, et conscients de la maladie. Il ajoute qu’ils ont peur de mourir de faim, car rester plus de trois mois sans travailler, c’est très compliqué »

Les travailleurs de la nuit comptent déposer un mémorandum aux différents ministères en relation avec leurs activités, et rencontrer  les autorités. Mais toute fois si leur doléance reste sans réponse favorable ils adopteront un autre système pour leur survie.

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