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Construction du Burkina Faso: Le Premier ministre appelle la jeunesse à cesser d’être passive

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Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a présidé, ce jeudi 09 novembre 2023 à Ouagadougou, la cérémonie de lancement du projet de placement des jeunes en stage auprès des entreprises de l’économie informelle, couplée avec la quatrième édition du Forum National de l’Économie Informelle (FNEI). Il s’est agi, à travers cette cérémonie, d’explorer les pistes de solutions en vue du développement des entreprises de l’économie informelle et de la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes.

Le Premier ministre a fait remarquer qu’il y a une différence fondamentale entre un chômeur et un sans-emploi et qu’il faut éviter l’amalgame en ce qui concerne le Burkina Faso.

“Il n’ y a pas beaucoup de chômeurs au Burkina Faso. Un chômeur, c’est quelqu’un qui travaillait et qui a perdu son emploi. En ce qui concerne les jeunes, au Burkina Faso, ce sont des sans-emploi. Il s’agit surtout pour le Burkina de relever le problème du sans-emploi”, a-t-il expliqué.

Le Chef du Gouvernement, évoquant la problématique de l’emploi, a indiqué que les responsabilités sont partagées entre les hommes politiques qui ont eu à diriger le pays et la jeunesse, elle-même.

“Quand nous étions à l’école primaire, à l’école des garçons, on apprenait l’agriculture, l’élevage, et à l’école des filles, il y avait la broderie, la couture, la cuisine, donc l’enseignement des métiers qui faisait que l’élève avait une autre ouverture sur la vie. Ce sont nos responsables politiques qui ont supprimé cela, ce n’est pas le colon. Ce sont les responsables politiques qui ont orienté la formation uniquement vers la théorie sans la pratique”, a rappelé le Premier ministre.

Pour changer la tendance, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla a décliné la vision des nouvelles autorités en faveur de l’enseignement des métiers.

“Ce que nous voulons faire maintenant, c’est revenir à ce qui se passait avant, en le renforçant, c’est-à-dire enseigner les métiers à nos jeunes pour leur donner plus de possibilités, plus d’ouverture sur la vie. Nous entendons instaurer l’enseignement de métiers sur tout le cursus scolaire pour que les élèves sachent travailler de leurs mains, de leurs pieds et de leurs têtes”.

Le Chef du Gouvernement de souligner que le sans-emploi des jeunes est aussi dû, en partie, à la responsabilité des jeunes, eux-mêmes.

“On croit que parce que on a été à l’école, que aller faire des travaux pratiques est humiliant. Il faut donc se départir de tout complexe si nous voulons construire notre pays”.

Selon lui, “Il n’ y a pas de sot métier.” Il a également appelé la jeunesse à cesser d’être passive et à devenir active, à cesser d’être revendicative pour devenir participative et contribuer à la construction du Burkina Faso.

En guise de réponse aux préoccupations des représentants des différentes régions, concernant la transformation des produits locaux, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla a rassuré que c’est l’une des principales missions de son Gouvernement, matérialisée par la mise en place de l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC), avec la construction de l’usine de transformation de tomates.

DCRP/Primature

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