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Fasofoot: Hubert Velud et le tohu-bohu de la footosphère burkinabè

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Ceci est une opinion de Jérôme Tiendrebeogo, président de l’association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) sur le bilan mitigé de Hubert Velud à la tête des étalons avec l’environnement qui entoure ces résultats. C’est pris sur sa page Facebook. Lisez plutôt! 

 

Le sélectionneur des Etalons, après un an et demi n’a pas encore trouvé l’alchimie pour asseoir une équipe compétitive. Certes, la plupart de nos joueurs ne sont pas “bling bling” mais de par le passé, en 1998, 2013, 2017 et plus récemment en 2021, on a souvent brillé avec des joueurs moyens. C’est cela la responsabilité du sélectionneur.

 

Le defi consiste à faire des merveilles avec la ressource disponible sinon n’importe qui pourrait occuper le poste. Et c’est à Velud de définir d’abord la ressource disponible et, ensuite, d’en faire une équipe compétitive. Dans l’absolu, le bilan de 2 défaites, 4 nuls et 7 victoires en 13 matchs de Velud à la tête des Etalons n’est pas catastrophique, loin de là. Mais à l’analyse, le bilan ne parle pas en faveur du technicien Français. En effet, après sa prise de fonction, il a aligné 6 victoires en six matchs avant d’enregistrer 1 victoire, 4 nuls et deux défaites en 7 matchs. Pire, en 7 matchs de compétitions (6 en éliminatoires CAN et 1 en éliminatoires CDM), Velud totalise 3 victoires sur les 3 premiers matchs, 3 nuls et une défaite sur ses 4 derniers matchs. Quand on interprète ces résultats, on tire la conclusion que Velud marche à reculons avec les Etalons.

Malgré les tares constatées dans ses sélections, son management approximatif et ses coachings balbutiants, nous avons osé croire qu’à un moment la mayonnaise prendrait. Mais il faudra se rendre compte à l’évidence qu’à force d’aller à reculons, le gouffre semble si près de nos talons. Mais disons-nous la vérité, Hubert Velud ne saurait porter seul la responsabilité de la déconfiture de notre football. S’il faut remonter le temps pour en ressortir les causes lointaines, les causes immédiates sont à rechercher dans la crise que les acteurs (FBF, ligues, districts, clubs) ont créée en âme et conscience dans la “footosphère” pour, chantent-ils, le “bien du football burkinabè”. Peut-on être si discordants et si diamétralement et farouchement opposés pour un même objectif ?

Je rappelle que ceux qui sont aux affaires sont des bénévoles et ceux qui les contestent font feu de tout bois pour être aussi des bénévoles A la question, je dis non. Et même si on s’inscrire dans l’affirmative, on pourrait s’interroger sur la manière et le timing des actions que les uns et les autres posent pour soutenir leurs positions tranchées. Si vous croyez que votre vacarme n’entame pas la rage de vaincre des Etalons toutes catégories et même l’envie des joueurs locaux, allez demander à Charles Kaboré, ancien capitaine des Etalons.

Hubert Velud s’en ira sans doute mais le problème de la fracture des acteurs du football burkinabè reste posé.

Le contribuable Burkinabè se saigne déjà assez pour soutenir son football et les fans souffrent trop pour que des acteurs ne puissent pas s’accorder sur le minimum pour l’intérêt du football burkinabè. “A chaque fois que nous sommes allés à une phase finale de CAN sur des divisions, nous avons échoué” Charles Kaboré sur le plateau d’Intégral Foot de la RTB du 6 novembre 2023 sur la RTB. L’ancien capitaine des Etalons cite les exemples de 2010, 2012 et surtout 2015. Dans le contexte qui est celui du football burkinabè aujourd’hui, dans quelle ambiance les acteurs iront-ils à Bouaké ? Nous sommes à 59 jours de notre premier match de la CAN que nous considérons comme une CAN à domicile. Un sursaut patriotique est nécessaire pour éviter l’humiliation qui se dessine à domicile. Je ne suis pas un oiseau de mauvais augure mais le déterminisme freudien nous enseigne à souhait…

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