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Transport ferroviaire : Le consortium Burkina 2050 exige l’annulation du contrat de Bolloré

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Nestorine Sangaré coordinatrice du consortium 2050 a animé une conférence de presse ce mardi 22 février 2022 à Ouagadougou. La substance de cette rencontre avec les hommes de médias était, une invite au régime actuel à prendre des décisions fortes et fermes pour l’annulation pure et simple du contrat d’exploitation du chemin de fer par Bolloré au Burkina Faso et à engager des poursuites judiciaires contre ce dernier pour non-respect d’engagement.

Nestorine Sangaré dans son allocution a indiqué que le groupe Bolloré a obtenu la signature d’une convention avec les autorités de l’ancien régime pour continuer à gérer le transport ferroviaire au Burkina Faso, en tournant la page sur sa dette de 5 milliards de FCFA qu’il doit à l’Etat Burkinabè et 2 milliards au compte de ses anciens employés.

En rappel, la concession révisée est entrée en vigueur le 31 décembre 2018, après l’autorisation de ratification du parlement et la signature de chef l’Etat. Bolloré avait promis le lancement des travaux à Ouagadougou le 16 avril 2019 et la délégation ivoirienne est venue pour y prendre part. Finalement, ce lancement a été annulé parce que Bolloré a eu vent du démarrage des travaux du chemin de fer Tema-Ouaga. Il a estimé que ce nouveau projet ferroviaire va remettre en cause la rentabilité de son investissement.

Nestorine Sangaré présente le rapport de la convention aux journalistes

A noter que trois ans après cet accord, le groupe Bolloré n’a tenu aucune de ses promesses et pire, il a engagé des démarches pour vendre toutes ses activités de transport ferroviaire en Afrique, y compris SITARAIL, à une multinationale du nom de MSC. Et d’ajouter que jusqu’au 31 mars de l’année en cours, MSC a l’exclusivité de l’offre.

Une vue des participants et des journalistes

Pour faire face à cette situation, la signature d’une pétition a été lancée, les conférenciers ont aussi annoncé une marche de protestation le 3 mars au cours de laquelle une lettre sera remise à la société Bolloré présente à Ouaga mais aussi un second courrier à la banque mondiale pour qu’elle vienne évaluer ce que la privatisation du transport ferroviaire dont elle est la conspiratrice a apporté au Burkina. Cette marche concernera toutes les villes du Burkina a confié la coordonnatrice du Consortium Burkina 2050.

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