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Turquie: le pays aborde un tournant décisif avec les Elections présidentielles et législatives du 14 mai

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Le 14 mai prochain se joueront, en Turquie, des élections présidentielles et législatives que tous les acteurs et observateurs, turcs comme étrangers, s’entendent à caractériser comme décisives pour l’histoire de la République turque qui fêtera, la même année, le centenaire de sa fondation par Mustafa Kemal Atatürk.

Ces élections arrivent à un moment pivot pour la société turque, bouleversée avec entrain ou avec dédain par plus de vingt ans d’exercice du pouvoir par le Parti de la justice et du développement (AKP) et, plus particulièrement, plus de vingt ans de primature et de présidence de Recep Tayyip Erdogan au cours desquels la Turquie se sera éloignée des préceptes kémalistes aux fondements de sa République et, à sa place, emprunté une voie islamo-conservatrice ; plus qu’un choix de politique publique, les élections prochaines viseront ainsi, avant tout, à adopter une vision doctrinale et sociétale pour la Turquie.

Ayant fait la démonstration de son habileté électorale à de maintes reprises, Recep Tayyip Erdogan et, avec lui, ses alliés traditionnels, notamment le Parti d’action nationaliste (MHP), se retrouvent pour la première fois dans une position de faiblesse politique d’apparence insoluble. En effet, si l’opposition est parvenue à s’unir au sein d’une plateforme politique historique (« l’Alliance de la Nation », ou « Table des Six »), le gouvernement pâtit surtout d’un bilan économique particulièrement mauvais ayant profondément grevé les conditions de vie des Turcs et, plus encore, s’avère porté en partie responsable des plus de 50 000 morts provoquées par les séismes de février 2023 en raison de sa mauvaise gestion du risque sismique, pourtant notoirement connu en Turquie.

Structurellement comme conjoncturellement, l’AKP et ses alliés semblent aujourd’hui relativement mal engagés dans la course électorale ; toutefois, malgré leur position pour le moment dominante, les partis d’opposition de l’Alliance de la Nation ne forment pas, pour autant, un bloc résolument uni et cohérent en raison des dissensions régnant en leur sein. Si les sondages s’accordent de plus en plus à donner la victoire à l’opposition, le sort des élections ne paraît pas décidé pas autant.

Source: https://www.lesclesdumoyenorient.com/

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