Le syndicat national des travailleurs de l’office national des télécommunications du Burkina Faso, a fait un don de vivres le samedi 12 septembre 2020 aux déplacés internes du site de PAZANI; un quartier situé dans la périphérie de la ville de Ouagadougou. La cérémonie de remise a eu lieu en présence du secrétaire général du SYNATEL Soulemane SO, du représentant du DRH de l’ONATEL-SA, ABO Léopold et de plusieurs membres du SYNATEL.

C’est un don constitué de sacs de riz,  de mil,  de haricot, de  cartons de pâtes alimentaires, de bidons d’huiles, de cartons de sucre,  de savons et de  sel, d’une valeur de 6 840 000 FCFA. Cette somme a été obtenue grâce à la bonne volonté des 684 travailleurs de l’ONATEL-SA sous la coordination du SYNATEL

Souleymane SO, Secrétaire Général du SYNATEL

Pour le Secrétaire Général du SYNATEL, la remise de ce don a été retardée par la pandémie à coronavirus. « On s’est senti concerné et on est venu compatir à leur douleur en leur apportant ces vivres . Nous suivons la réalité sur le terrain à travers les médias. Beaucoup de nos parents ont été obligés d’abandonner leurs localités et vue les difficultés qu’ils traversent, les travailleurs de l’ONATEL-SA ont décidé d’être solidaire envers ces personnes », a déclaré le Secrétaire général, Souleymane So. Son souhait le plus ardent, est que la situation au Burkina Faso redevienne normale pour que leurs parents puissent retourner dans leurs différents ménages »

Ali TAPSOBA, représentant des déplacés internes de PAZANI

Ali Tapsoba représentant des déplacés internes de Pazani était  heureux de recevoir ce don au nom de tous les déplacés. « On est reconnaissant envers le SYNATEL, qui non seulement nous a rendu une visite de courtoisie pour s’imprégner des conditions dans lesquelles nous vivons et aujourd’hui il nous offre des vivres et biens d’autres »,  a t-il dit.

 

 

Sur le site de Pazani, on dénombre 860 personnes déplacées venus de plusieurs localités de la province du Soum telles que Tongmayel, Silgagui, Kelbo, Malwane, Bougouzingbaogo, Botogué, Kokola et bien d’autres. « Nous ne vivons que des dons que nous offres les personnes de bonnes volontés. Nous ne bénéficions pas d’aides de la part du gouvernement », a-t-il souligné. Le site de Pazani est un site que le gouvernement ne reconnaît pas. Par conséquent le ministère en charge de l’action humanitaire a demandé au déplacés sur le site de rejoindre les sites officiellement aménagés par l’Etat pour leur prise en charge.  Mais compte tenu des conditions déjà assez difficiles sur ces sites les déplacés de Pazani ont préféré rester sur place.

Ali Tapsoba a profité de cette cérémonie pour lancer un appel au autorités de prendre en compte également leur site. Il demande au gouvernement et aux personnes de bonnes volontés de leurs venir en aide,  pour la scolarisation de leur enfants.

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