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Burkina Faso : Qui est Apollinaire Kyelem de Tambela, un fervent Sankariste nommé Premier ministre de la transition

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Le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a nommé par décret Me Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela au poste de Premier ministre ce vendredi 21 octobre 2022.

C’est un visage suffisamment connu des téléspectateurs pour avoir été chroniqueur sur la chaine BF1 TV lors des émissions Press écho et 7infos. Ce fin connaisseur de l’histoire du Burkina a également animé des émissions dans des radios (Savane FM, Horizon FM, Radio Liberté). A Savane FM, il notamment animé une émission intitulée « Culture démocratique ». Très engagé pour la vulgarisation du droit, le nouveau Premier ministre a enregistré une série d’émissions sur la vie politique, le droit, la citoyenneté, la gestion des collectivités, diffusée dans nombre de radios.

Après un baccalauréat en mathématiques, science physique et science de la nature, il entreprend des études de droit qui se soldent en 1983 par une maîtrise. Il s’inscrit pour un DEA de droit processuel à Paris-II. « En France je me suis retrouvé successivement à Paris, Sarcelles et surtout à Nice », confiait-il dans une interview accordée en 2016 au site thomassankara.net.

Alors que la révolution bat son plein au Burkina, il crée, avec des camarades, une section du Comité de défense de la Révolution (CDR) « qui, à mon avis, était le plus dynamique de France, le CDR. Nice-Côte d’Azur. Sa compétence territoriale allait de la Corse aux limites du département du Var. Nous avons, avec le CDR de Paris, contribué à la mise en place du CDR de Marseille. Nous avons contribué aux caisses de solidarité révolutionnaire et de lutte contre les calamités naturelles, à la caisse pour la bataille du rail, au soutien aux victimes du conflit Mali-Burkina, etc. », expliquait-il dans l’interview.

En France, il a également milité dans d’autres structures associatives et syndicales. Il a ainsi été membre de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), de l’Union des étudiants communistes (UEC), délégué au congrès d’Orsay de la Fédération des résidences universitaires de France (FRUF), membre de l’équipe du jury œcuménique du festival international du film de Cannes…

C’est sur son initiative qu’en 1990, sera mise en place une association dénommée Amitiés France Burkina dont il était le président.

Sa carrière d’après études commence avec le poste d’assistant au Trinity College de l’université de Toronto puis chercheur à l’université de Nice. « J’ai obtenu un poste à Kent State University, Ohio, U.S.A. Poste que je n’ai pas rejoint. Par la suite je suis devenu aussi avocat pour vivre pleinement ma qualité de juriste (dans la théorie et dans la pratique). Au Burkina j’ai enseigné à l’université de Ouagadougou, à l’ENAM et à l’université Saint Thomas d’Aquin », confie-t-il au site thomassankara.net.

Me Kyelem est aussi titulaire d’un Diplôme de langues et de civilisations anglaises et américaines (DLCAA) et d’un certificat de licence pour l’enseignement du français comme langue étrangère (FLE) et dans ce cadre il a eu à apprendre des notions de chinois et de civilisation chinoise.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquelles des travaux universitaires sur la coopération et le développement autocentré, puis un ouvrage intitulé « Relations diplomatiques et souveraineté » publié en 2007 à l’Harmattan et le livre « Thomas Sankara et la révolution au Burkina Faso, une expérience de développement autocentré ».

Il est l’un des initiateurs au Burkina du Centre de recherches internationales et stratégiques (CRIS) qui se définit comme un « Think tank » et qui recommandait en 2015 la création d’un « Etat fédéral » au Burkina en vue d’impliquer les populations au « progrès social et économique ».

Le centre (CRIS) souhaite la création de « cinq Etats fédérés avec cinq capitales au Centre, Sahel, à l’Ouest, l’Est et Sud. Cela permettra l’accroissement des initiatives populaires et contribuera ainsi à la limitation de la croissance exponentielle des villes de Ouagadougou (Centre) et Bobo-Dioulasso, la capitale économique située à l’Ouest du pays », expliquait Me Kyelem.

L’homme se dit de nature contre l’immobilisme et pour l’innovation, contre tout ce qui est considéré comme définitivement acquis. Et cela tombe bien : le pays a justement besoin de dirigeants à l’esprit fécond pour le tirer du bourbier de l’insécurité dans lequel il s’enlise.

Source : Lefaso.net

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