Du 26 octobre au 1er novembre, Ouagadougou vivra au rythme de la foire internationale Burkin’daaga initiée par l’association Wa-mêdo. La cérémonie de lancement s’est déroulée ce lundi 26 octobre 2020 à Ouagadougou, plus précisément sur le site du FESPACO sous le thème « process, innovations et transferts technologiques ; quelles stratégies nationales pour intégrer les chaines de valeurs régionales ». Cette initiative à pour objectif de promouvoir la consolation des produits locaux. C’était en présence des opérateurs économiques, des commerçants et des hommes d’affaires du Burkina.

Coupure du ruban symbolisant l’ouverture du Burkidaaga III

Durant une semaine les participants à cette foire auront droits à des panels/débats, formations, exposition vente, rencontres B to B, projections cinématographiques d’œuvres burkinabè et plateaux artistiques. La foire du Burkin’Daaga III, constitue une vitrine de promotion du made in Burkina destinée à permettre aux producteurs d’exposer et de vendre leurs produits. Elle donnera aussi l’occasion de dispenser des conseils et génère des opportunités de partenariats et d’affaire.

Ibrahim OUEDRAOGO dit AKIM, président de l’association Wa-mêdo intiateur du BurkiDaaga

Pour Ibrahim Ouédraogo alias Akim président de l’association Wa-mêdo et promoteur de l’évènement, tous les grands pays du monde ont pu se développer en mettant un accent particulier sur la consommation des produits locaux.  C’est pourquoi tout en félicitant le gouvernement pour les efforts consentis, il l’interpelle à mieux faire davantage, en faveur de tous ceux qui se sont engagés dans la production,  la transformation et la commercialisation des produits locaux.

 

 

« Je pense que les autorités font déjà beaucoup pour le secteur informel. Mais comme le disent les commerçants, c’est bon mais ce n’est pas arrivé parce que les petites entreprises qui interviennent dans le domaine des produits locaux souffrent toujours.  80% de ces entreprises meurent prématurées car en même temps que le gouvernement leur refuse les commandes publiques, elles font face aussi aux impôts.  Finalement elles sont obligées de disparaître car ne pouvant pas supporter les charges », a déploré Ibrahim Akim Ouédraogo.

Visite des stands par les organisateurs.

Ainsi, il appelle le gouvernement à travailler de sorte à faciliter l’épanouissement de toutes ces entreprises qui ont décidé de se lancer dans la promotion des divers produits locaux.  Par ailleurs, le premier responsable du Burkin’daaga, a exhorté la jeunesse à s’intéresser au secteur de l’agroalimentaire, porteur d’avenir. A l’entendre, c’est un terrain encore vierge et tous ceux qui auront le courage de s’investir dans ce secteur pourront se frotter les mains.

Notons que le mois d’octobre est décrété par l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) comme le mois « du Consommons local ».  Au cours de ce mois d’octobre, la vie des principales villes de la zone UEMOA sera rythmée par des ateliers de réflexions sur le défis, les obstacles et les mécanismes de promotion de la consommation locale, des foires et expositions des produits locaux, des activités d’informations aux consommateurs.

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