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CAN 2023 : Entre joies et peines, ce qu’il faut retenir !

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Du 13 janvier au 11 février 2024, la Côte d’Ivoire a accueilli la 34ème Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies. Si au finish, le pays hôte s’est hissé sur la plus haute marche du podium en battant le Nigeria (2-1) en finale, nombreux sont les observateurs du football qui n’avaient pas pronostiqué cette opposition, au regard des 24 prétendants dans les startings blocks.

Champions en titre, les Lions de la Téranga pour ce jamborée footballistique ivoirien ambitionnaient repartir à Dakar avec dame coupe. La bande à Sadio Mané, après un 3/3 en phase de groupe avait légitimement les faveurs des bookmakers, car logés dans le groupe C, dit de la mort en compagnie du Cameroun, de la Guinée et de la Gambie. Mais avec l’imprévisibilité de la CAN et au charme insondable du football africain, Aliou Cissé et ses poulains seront boutés lors de la séance des tirs au but, hors de la compétition par une équipe ivoirienne ressuscitée, après une égalisation dans les ultimes minutes de la partie.

Des favoris à la peine

Autres lions en difficulté lors de cette 34ème édition de la fête du football en éburnie, ce sont les lions de l’Atlas du Maroc. Auréolés du titre de demi-finaliste de la coupe du monde Qatar 2022, les garçons de Walid Regragui, après des débuts tonitruants avec une armada de joueurs vedettes sont passés à côté de leur compétition, car sortis par une sympathique équipe sud-africaine en 1/8ème de finale qui aura épatée plus d’un à cette CAN.

Venus avec des grandes ambitions également, les Pharaons d’Egypte, les Blacks Stars du Ghana, les Fennecs d’Algérie sont les grosses écuries du football africain à avoir déçu leurs supporters. Eliminées toutes en phase de groupe, elles auront compris qu’il n’y a plus de passe-droit pour les pays dits « grandes nations » sur le continent africain et que la vérité du terrain est désormais le juge de paix.  Une vérité qui aura rattrapé les Lions Indomptables du Cameroun. En effet, sortis in-extremis des poules en battant les Scorpions de la Gambie, Rigobert Song et son groupe ont été écartés naturellement dans leur conquête à une 6ème étoile par le futur finaliste, les supers Eagles du Nigeria.

Au regard de ces résultats, le constat implacable sans conteste est que le football en Afrique est en grande évolution. Une mutation qui s’est révélée au grand jour qui avait été entre aperçue au Cameroun à l’édition précédente. Cependant, « il n’y a pas de surprise, il n’y a que le résultat du travail » ces propos du coach de la RDC, Sébastien de Desabre illustre bien que sur le continent, surtout à partir de cette CAN, il n’y aura plus de petites équipes et il n’y aura que le résultat du travail et l’exigence d’une bonne organisation comme base du succès.

Un nouvel ordre footballistique

Ainsi dans ce lot de nations, ayant comme prime de travail presqu’abouti, l’on peut citer la bonne prestation du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale. Accrédités d’une bonne participation, Emilio Nzué et ses partenaires auront marqué les esprits, après leur retentissante victoire (4-0) contre le futur vainqueur la Côte d’Ivoire. Dans la même dynamique, les Requins Bleus du Cap-Vert ont fait sensation aux yeux des amoureux du ballon rond. Ryan Mendès et ses coéquipiers sortis par les Bafana-Bafana ont séduit par leur jeu posé, fait de redoublement de passes et une projection rapide vers l’avant.

Avec un avenir promoteur, les Maurabitounes de Amyr Abdou, les Léopard de Chancel MBemba qui ont résolu leurs problèmes organisationnels, la jeune formation Sud-africaine conduite par son gardien de but et capitaine Ronwen William et les Aigles de Eric Sékou Chelle sont des pays, par ce qu’ils ont montré au pays du Président Félix Houphouët Boigny donné des motifs de satisfactions et appelés à être suivis lors  de la 35ème édition au Maroc ou durant les éliminatoires de la prochaine coupe du monde.

Les outsiders déçus

Frappée du sceau de la CAN des surprises, la 34éme Coupe d’Afrique des Nations aura été à tout point de vue déroutante, au regard du suspens qui a prévalu durant les matchs.

Absente depuis 2015, la Zambie de Patson Daka retrouvait une compétition qu’elle a remportée en 2012 face à la Côte d’Ivoire de Didier Drogba. Avec ce statut beaucoup d’espoirs étaient placés aux Chicolopo pour déjouer les pronostics. Une ambition qu’Avran Grant, le maitre à penser zambien nourrissait secrètement, lui qui avait justement perdu la finale en 2015 avec le Ghana face aux Eléphant de Yaya Touré.  Cependant en phase reconstruction, après une éclipse de 7 ans, le navire zambien est resté à quai. Les Léopards de la RDC et les Lions de l’Atlas s’étant emparés des 2 places qualificatives du groupe F.

Sur la plus haute marche du podium en 2004 avec une génération dorée et surprenant vainqueur des supers Eagles du Nigéria au Cameroun en 1/8è de finale, les Aigles de Carthage n’ont pas volé bien haut en terre ivoirienne. Logés dans le groupe E, Youssef Msakni et sa bande n’ont pu surprendre la solide formation des Aigles du Mali et la séduisante formation des Bafana-Bafana. Ainsi l’élimination tunisienne traduit l’expression des difficultés rencontrées par les équipes maghrébines à cette fête du football.

Présentés comme un vrai poil à gratter, les Etalons du Burkina Faso ont par leur sortie en 1/8è confirmé le malaise qui existait dans cette formation. Toujours dans le dernier carré lorsqu’ils franchissent les phases de groupes, la bande à Bertrand Traoré n’a pas su répondre aux attentes de leurs supporters. Avec une forte colonie pour les pousser dans la ville de Bouaké où était logé le groupe D, les Etalons commencent par une victoire contre la Mauritanie, puis un promoteur match nul contre les Fennecs d’Algérie avant de sombrer contre les Palancas Negras d’Angola. Qualifiés pour le prochain tour, ils rendent les armes dans la bataille des frères de l’AES contre les Aigles du Mali.

Ainsi en promettant de faire ce que aucun entraineur n’avait jamais fait, Hubert Velud et son groupe venait de briser le rêve de millier de burkinabè. Le galop des Etalons s’arrêtait à ce stade mettant à nu les désaccords entre joueurs-staff et fédération d’une part et d’autre part la crise entre clubs de ligue 1 et 2 opposés au président de la fédération, Lazare Banssé.

 

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