La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité ( BCLCC), dans le cadre de ses missions de lutte contre les infractions en matière informatique et aux moyens des technologies de l’information a mis hors d’état de nuire deux (02) réseaux de cyber escroc spécialisés dans l’escroquerie par l’utilisateur des moyens communication, usurpation d’identité, de faux et usage de faux et de blanchiment de capitaux. Ces cybers criminels ont été présenté à la presse ce mardi 20 octobre à Ouagadougou.


Suite à plusieurs plaintes portées par des victimes de cyber escroquerie, la division des enquêtes de la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a ouvert une enquête ayant abouti à l’interpellation de deux (02) réseaux de cyber escroc ayant quasiment le même mode opératoire. Le premier réseau est constitué de quatre (04) personnes dont deux (02) Béninois et le deuxième réseau trois personnes tous des Burkinabè.

Commissaire de police Bantida Samire YONI commandant de la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité.

Selon le commandant de la Brigade Centrale de Lutte contre la cybercriminalité, le commissaire de police Bantida Samire YONI, ces deux réseaux sont spécialisés dans l’escroquerie portant sur la sève et les graines de moringa, les épices bios, la sève d’aloe vera ou de concombre de mer qui sont des produits prisés et ce à travers l’utilisation des moyens de communication électronique. (Téléphone portable) Les nationaux sont chargés d’identifier les victimes et de fournir les informations sur elle. Ils collectent les numéros des hautes personnalités, des opérateurs économiques et bien a d’autres  du pays auprès de leurs amis. Pour aborder la victime, des scénarii sont minutieusement montés selon les cas par le leader de chaque  réseau.
En ce qui concerne le moringa, un membre du réseau appelle la victime en lui donnant un nom fictif et se présente comme étant un étudiant à Paris. Il donne toutes les informations sur elle pour lui faire croire qu’il s’agit d’une connaissance qui est docteur à Paris et travail au compte de NOVARTIS en le passant le téléphone qui à son tour persuade la victime qu’il est effectivement docteur travaillant à NOVARTIS.
Pour ce qui est des épices bio, le cyber escroc rentre en contact avec une des connaissances de la victime en se présentant comme un responsable de l’hôtel Laïco pour lui faire part du recrutement d’un fournisseur d’épices bio. Celle-ci portera l’information à la victime tout en lui fournissant le contact du responsable de l’hôtel Laïco. Il arrive des moments qu’un membre du réseau joue le rôle d’ambassadeur pour rassurer la victime qu’un versement de plusieurs millions a été fait en son nom sur le compte à l’ambassade.
Il convient de souligner que ces derniers utilisent une liste non exhaustive de noms fictifs et des numéros de téléphone. Ils se débarrassent desdits numéros après avoir fait de nombreuses victimes. La majeure partie de l’argent issue de cette escroquerie est transférée au Bénin ou au Sénégal et la part des Burkinabès leur est retournée sur leur propre numéro.

L’enquête menée par la BCLCC à permis de saisir: Quatre (04) motos  dont deux (02) Scooters et deux (02) Sirus; Huit (08) Smartphones; vingt (20) petits portables ; Trente-deux (32) cartes SIM dont trois (03) SIM étrangères. Le préjudice s’élève actuellement à deux cent millions (200. 000. 000) de francs CFA. Notons toujours que la BCLCC enregistre toujours des plaintes relatives au même sujet et l’enquête suit son cours en vue d’interpeller d’autres membres qui continuent de sévir. A cet effet, elle invite , par ailleurs, la population à toujours collaborer tout en dénonçant tout cas suspect via leur numéros Suivants: 00226 71 07 59 37 ; 25 39 58 42; 16 ; 17 ; 1010 ou écrire sur l’adresse cybercrime@securite.gov.bf.

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