La cérémonie de commémoration conjointe de la 30e édition de la journée de l’enfant Africain (JEA) et du 30e anniversaire de la charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE) s’est déroulée ce mardi 16 juin à Ouagadougou sous le thème : « Assurer l’accès à une justice adaptée aux enfants dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso. » Une cérémonie présidée par madame la ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale Hélène Marie Laurence ILBOUDO, le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, Monsieur Remis Fulgance DANDJINOU et la représentante, de L’UNICEF au Burkina Dr Anne Vincent.

 

 

Le Burkina Faso commémore cette année la 30e édition de la (JEA) en mémoire des enfants de SOWETO (Afrique du sud) victimes en 1976 d’une répression sans précédent lors d’une protestation contre la mauvaise qualité de l’éducation qu’ils recevaient. L’objectifs général de cette célébration conjointe de la JEA et 30e anniversaire de la CADBE est de contribuer à l’accès, à une justice adaptée aux enfants au Burkina Faso.

En effet, il ressort des multiples constats qu’à travers le monde, des enfants sont régulières mis en détention. L’âge et les conditions d’enferment sont très différents d’un pays à un autre. Certains Etats ont adopté des lois qui prévoient des mécanismes pour traiter les enfants en conflit avec la loi de l’arrestation, à la déjudiciarisation, au système de procès et au jugement des affaires. D’autres Etats ont investi les systèmes de justice pour mineurs de compétence civile et pénale, tandis que d’autres encore ont des régimes différents pour traiter les différents types d’affaires impliquant les enfants.

Pour Marie Laurence ILBOUDO, « c’est le moment pour elle de réitéré, sa gratitude aux acteurs de la protection de l’enfant réunis au sein du groupe de travail pour la protection de l’enfance, pour les efforts inlassables déployés en faveur des enfants. Elle rend un hommage vibrant à toutes les vaillantes personnes, hommes et femmes du Burkina qui œuvrent sans relâche pour la protection des enfants.

Pour la représentante de L’UNICEF au Burkina Dr Anne Vincent le Burkina Faso se distingue des autres pays par le relativement faible de nombre d’enfants en détention. Selon les derniers chiffres disponibles, sur près de 10000 personnes détenues, on compte aujourd’hui 106 enfants en détention dont 101 garçons et 05 filles. Et c’est l’occasions pour elle, de félicité le gouvernement pour cette prouesse.

En rappel : Le 16 juin 1976, des milliers d’écoliers descendent dans les rues du Township de SOWETO pour dénoncer l’imposition dans l’enseignement de l’afrikaans, la langue de l’oppresseur. Une simple manifestation d’élèves pour protester contre une décision administrative qui va se terminer en crime contre l’humanité avec le massacre des jeunes écoliers noirs de SOWETO.

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