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Journée internationale de la démocratie : La justice burkinabè dans son état actuel, a beaucoup évolué dixit madame Nebié Bibata

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Chaque 15 septembre est célébré au Burkina la journée internationale de la démocratie. Pour marquer cette journée, le centre pour la gouvernance et la démocratie (CGD) en coloration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Burkina, a organisé un panel  axé sur deux thèmes à savoir : « le rôle de la justice dans le processus de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale » et le deuxième « démocratie, cohésion sociale et réconciliation nationale : rôle des femmes et des jeunes ».

Dans son rôle régalien de promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance, le CGD a initié ce cadre d’échanges pour montrer les tenants et les aboutissants qui scient avec la démocratie. Cela en droite ligne avec   le processus de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale déclenché au Burkina Faso. A l’issue des débats, les recommandations seront reversées aux autorités pour éclairer l’opinion sur ce processus, a expliqué d’entame Simon Pierre Douamba, chargé de suivi-évaluation au CGD.

Madame Nébié Bibata, magistrate dans son exposé a insisté sur la contribution inestimable de la justice classique dans la réussite du processus de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.  A l’en croire, la justice burkinabè, dans son état actuel a beaucoup évolué en termes d’indépendance et d’impartialité, et les populations doivent faire confiance en cette institution, dans la résolution des différents problèmes de la société. « La justice classique est primordiale à la recherche de la paix, la cohésion sociale, et la réconciliation nationale. Le besoin de justice s’impose si nous aspirons à la cohésion sociale. L’un des piliers de la cohésion sociale est la justice, socle du développement socio-économique », a-t-elle expliqué.

Cependant, elle a évoqué quelques limites de la justice classique qui compliquent souvent son travail. Il s’agit de sa lenteur dans le traitement des dossiers, et le fait qu’elle s’exprime en français, pourtant, la majeure partie de la population burkinabè n’a pas été à l’école.

Pour le Pr Abdoul Karim Saidou, dans son exposé a relaté que le caractère de la justice va de pair avec la réconciliation nationale. Et il est impossible d’atteindre la réconciliation sans passer par la justice. Pour ce faire, l’indépendance de la justice doit être une réalité pour la bonne marche du processus.

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