Ouagadougou, 2 févr. 2021 (AIB) – A l’occasion des 50 ans de la journée mondiale des zones humides, le Burkina Faso a exhorté mardi, les acteurs «à une prise de conscience» pour leur «sauvegarde» et «à des actions plus concertées pour renforcer leur préservation».

 A l’occasion du cinquantième anniversaire de la journée mondiale des zones humides, le ministre burkinabè en charge de l’Environnement, Siméon Sawadogo a déploré ce mardi, «la dégradation des zones humides marqué par un impact immédiat et plus sévère sur la ressource eau et la résilience des populations riveraines».

Il a donc exhorté «les acteurs à tous les niveaux à une prise de conscience plus accrue sur l’urgence à sauvegarder les zones humides et à des actions plus concertées pour renforcer leur préservation».

«Le Burkina Faso attend également des partenaires au développement un accompagnement plus accru pour la conservation et l’utilisation durable de ces infrastructures vertes qui sont hautement vitales pour nos populations», a-t-il affirmé.

Ce 2 février 2021 marque le cinquantième anniversaire de l’adoption le 2 février 1971, de la Convention sur les zones humides, dans la ville iranienne de Ramsar, pour la conservation et l’utilisation durable des zones humines.

Le thème de ce cinquantenaire «Zones humides et eau», vise selon le ministre Sawadogo, à «mettre en évidence la contribution des zones humides à l’accès et à la qualité de l’eau douce sur notre planète».

«Les écosystèmes des zones humides sont les ressources premières d’où sont issus l’eau et tous ses avantages pour les êtres humains. Ils sont un élément vital du cycle de l’eau. Aussi, leur protection devient-elle un impératif pour la survie de l’humanité», a-t-il indiqué.

Le Burkina Faso a ratifié la Convention de Ramsar, le 27 Octobre 1990 et s’est doté en février 2014, d’une Politique Nationale sur les Zones Humides (PNZH) assortie d’un Plan d’Action National pour la gestion durable des Zones Humides (PAZH) avec une vision pour 2025.

Cette vision selon le ministre, est d’amener «les écosystèmes des zones humides et leurs périphéries» à être «des espaces conservés, viables et durablement gérés»

Cela permettra «de fournir des biens et services nécessaires à la lutte contre la pauvreté aux niveaux local et national, et de contribuer à la conservation de la diversité biologique mondiale», a-t-il poursuivi.

Pour la période 2016-2030, le gouvernement a également adopté un Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PN-GIRE) dont l’objectif stratégique est de contribuer durablement à la satisfaction des besoins en eau douce des usagers et des écosystèmes aquatiques, a indiqué le ministre Sawadogo.

Agence d’information du Burkina

Photo : DCPM ministère de l’Environnement

 

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