Le mardi 07 juillet 2020 à Ouagadougou, la direction générale de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie (DGUVT) a animée une conférence de presse sur les lotissements, la restructuration et l’apurement du passif sur le foncier. Les premiers lotissements des localités du Burkina Faso, les opérations relais-cités, la restructuration des zones d’habitat spontané (zone non loties) et l’apurement du passif sur le foncier sont entres autres les points abordés à cette conférence.

Dans son programme de gouvernance le président Rock Marc Christian Kaboré, s’est donné pour ambition, de réorganiser et encadrer l’urbanisation, et de répondre aux exigences des populations en matière d’habitat et de logement décent au Burkina Faso. Le processus des premiers lotissements a commencé depuis 1986 entrant dans le cadre du développement socio-économique des localités du pays des hommes intègres. En 2016, quatre-vingt-huit (88) localités n’avaient pas été loties. A ce jour, le processus de lotissement est engagé pour toutes ces localités malgré le contexte difficile, 42 sont complètement finis et les dossiers techniques remis aux communes concernées. Dix (10) localités sont en cours, 36 sont en souffrance dont dix-neuf (19) du fait de l’insécurité et dix-sept (17) du fait du refus ou de la contestation de leur population. Sur ces réalisations chaque commune a bénéficié d’un aménagement sur 50 hectares pour un montant total de plus d’un milliard, deux-cent millions environ (1 201 976 944 F CFA)

Les opérations relais-cités datent de 1998, une initiative du ministère en charge de l’urbanisme. Elles ont pour but, de créer des pôles de développement dans les banlieues des villes à dynamiques particulières, en offrant aux populations des conditions attrayantes d’installation, par un système de mise à disposition de parcelles viabilisées à des coûts bien étudiés. Sa particularité est que le mode d’accès aux parcelles se fait par tirage au sort du public dans la transparence et de l’équité. De 1999 à ce jour huit (08) relais-cités ont été réalisées par le ministère en charge de l’urbanisme.

Marc OUEDRAOGO directeur général  de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie

Le ministère de l’urbanisme et de l’habitat a entrepris une démarche de restructuration afin d’améliorer les conditions d’existence des occupants dans les zones non loties. A ce jour, selon les conférenciers ils disposent d’une stratégie de résorption de l’habitat spontané; quatorze (14) villes sont concernées qui sont : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Dédougou, Tenkodogo, Banfora, Ouahigouya, Fada N’gourma, Kaya, Dori, Gaoua, Manga, et Ziniaré  qui a une particularité en termes de non loties. Notons que trois (03) communes se sont annoncées et ont été rassurées du soutien du ministère, il s’agit de Saaba, Banfora, Pouytenga. Le dossier de Saaba est beaucoup avancé et des discussions sont en cours pour son opérationnalisation. En rappel, restructuration signifie lotissement, la différence est que le lotissement se fait dans un terrain nu et la restructuration se fait sur un terrain déjà habité en tenant compte des contraintes.

Les conférenciers du jour se sont aussi prononcés sur l’affaire de Saponé qui a fait l’objet d’un tirage au sort et  la mairie devrait s’occuper de la trame d’accueil mais malheureusement il n’y a jamais eu de stabilité. Actuellement ils sont entrain de mener des pourparlers dans l’optique d’organiser une rencontre entre les propriétaires terriens, afin de pouvoir décanter la situation.

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