La faitière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) a donné une conférence de presse ce 12 octobre. Au menu des échanges, il était question pour les responsables de la structure de revenir sur son refus catégorique d’accepter l’application du décret portant sur le processus de gestion du fret en provenance et à destination du Burkina par le conseil burkinabè des chargeurs CBC, et sa collaboration avec le haut conseil des transporteurs routiers du Burkina. La FUTRB demande au ministre des transports de revoir sa copie.

Le présidium de la conférence de presse

S’il y a un fait qui a marqué l’actualité sur les réseaux sociaux le week-end dernier, c’est bel et bien les images de cette rencontre houleuse entre le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, et les acteurs du transport routier du Burkina. Une rencontre vivement contestée par la faitière unique des transporteurs routiers du Burkina FUTRB qui estime qu’elle ne prend pas en compte les recommandations issues de la rencontre avec le premier ministre le 22 juin dernier.

Bonaventure KÉRÉ, Secrétaire général de la FUTRB

Pire, les responsables de la faitière accusent le ministre de vouloir prendre partie quant à la crise qui sévit au sein de la FUTRB et le Haut conseil des transporteurs routiers du Burkina. « Le 9 octobre dernier, le ministre des transports n’a pas hésité à mettre en doute la cohésion au sein des transporteurs routiers du Burkina arguant de la présence de son outil de division qu’est le Haut conseil des transporteurs (HCT) », a déclaré le secrétaire général du FUTRB. « De tous les départements ministériels, seul celui des transports continue à ignorer les directives prônées par le premier ministre et les recommandations de la Banque Mondiale et les autres partenaires au développement », poursuit-il.

Les membres de la FUTRB présents à la conférence de presse

S’agissant du décret portant sur le processus de gestion du fret en provenance et à destination du Burkina par le conseil burkinabè, la faitière des transporteurs routiers du Burkina estime que « les transporteurs sont mieux organisés pour gérer le fret » et « en aucun cas cette gestion ne saurait confiée à une autre structure ». Le Conseil burkinabè des chargeurs CBC « n’est pas avec nous, ne connait pas notre réalité, pourquoi c’est lui qui va négocier nos contrats, est-ce que le CBC est un commerçant ? Il faut que le ministre des transports nous prenne au sérieux », fustige le président de FUTRB Issoufou Maïga. « Nous vivons de nos propres moyens et l’Etat n’a pas à s’ingérer dans nos affaires », dit-il.

Photo illustrative de Issouf Maïga, Président de la FUTRB

Tout au long de cette rencontre avec les hommes de médias, les responsables du FUTRB n’ont pas caché leur mécontentement vis-à-vis de leur ministre de tutelle. Bonaventure KÉRÉ et ses collègues transporteurs invitent le gouvernement à prendre à bras le corps la situation que vit les transporteurs routiers et trancher sur le différend qui l’oppose au haut conseil des transporteurs. « Nous avons marqué notre disponibilité à travailler à ce qu’il y ait une faitière unique des acteurs du transports au Burkina comme l’a souhaité le gouvernement, mais nous sommes surpris de cette décision de notre ministre », dixit le président de la FUTRB, avant de montrer le refus catégorique de son association à accompagner le ministre dans sa démarche. « Si le ministre est sur la bonne voie, nous allons l’accompagner mais s’il ne l’est pas, nous ne feront aucun pas avec lui » renchérit-il

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