Le fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé un déjeuner de presse d’information, le jeudi 03 septembre à Ouagadougou entrant dans le cadre de la 3e édition du prix Mariam LAMIZANA pour la promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF). Peuvent participer au Prix Mariam Lamizana pour la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines, les journalistes TV, radio, presse écrite, les blogueurs et les acteurs des médias y compris le digital. Toutes ces personnes doivent résider au Burkina Faso.

Le fonds des Nations Unies pour la population UNFPA-Burkina a initié le prix Mariam LAMIZANA en collaboration avec le ministère de la communication et le ministère de la femme de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire afin d’encourager la contribution des journalistes aux efforts du gouvernement et des partenaires pour la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF). Cette troisième édition connaîtra l’introduction d’une catégorie spéciale covid-19. En effets toutes les productions relatives aux MGF et intégrant le contexte du covid-19 concourent d’office dans cette catégorie. Le prix Mariam Lamizana « spécial covid-19 » sera décerné à la production ayant réussi à démontrer l’impact du covid-19 en lien avec la pratique des mutilations génitales féminines au Burkina Faso.

journalistes présent à ce déjeuner de presse

Sont concernées par la 3e édition de ce prix, les œuvres publiées ou diffusées dans un média local ou international du 1er septembre 2019 au 30 septembre 2020. Pour ce qui est des conditions de soumission, au niveau de la presse écrite, l’on recommande un récit écrit ne dépassant pas 2000 mots. Pour les catégories radio et télévision, il faut respectivement un radioreportage et un téléreportage en langue française ou en langue nationale (doublée en langue française) de 3 à 15 minutes.

Dans la catégorie presse en ligne, il est demandé un récit écrit ne dépassant pas 2000 mots, ou un reportage vidéo en ligne de 3 à 15 minutes. Selon les responsables de l’UNFPA, chaque catégorie verra un lauréat primé avec un smartphone, un kit de support MOJO, une attestation et un chèque de 500 000 francs CFA. Chaque candidat est autorisé à déposer qu’une seule œuvre et dans la catégorie de son choix. Pour ce qui concerne le super prix Mariam LAMIZANA, il sera décerné à la lauréate ou au lauréat ayant obtenu la meilleure note de l’ensemble des catégories, il recevra en plus des prix décernés par catégorie, un chèque de 500 000 FCFA, un ordinateur et un trophée.  La date limite de soumission des œuvres est prévue pour le 30 septembre 2020 à 23h59mn.

Les dossiers seront soumis à un jury composé de 07 membres issus de l’UNFPA, de l’UNICEF, du ministère en charge de communication, du SP/CNLPE, de l’association des journalistes et communicateurs en population et développement, ONG/association dans le domaine des MGF, un membre de la société civile professionnel des médias. Les décisions du jury seront prises en présence d’un huissier et ces décisions sont sans appel, les échanges du jury ne feront pas l’objet d’aucune diffusion.

Auguste KPOGNON, représentant résident du fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA)

Selon le représentant résident de l’UNFPA , le taux de prévalence de l’excision est passé de 13% en 2010 à 11% en 2015 pour les filles de 0 à 14 ans. Ce sont des progrès qui doivent être maintenus, pour mettre fin au phénomène, a-t-il dit. Il a conclu en remerciant l’UNFPA et ses partenaires, pour leurs engagements à mettre fin aux violences basées sur le genre d’ici à 2030.

Mariam LAMIZANA au milieu

Pour  elle, c’est le moment de renouvelée sa gratitude à l’endroit de l’UNFPA qui a initié ce prix pour encourager les journalistes et les communicateurs à s’engager de manière ouverte dans des actions pour la promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines. Le prix spécial covid-19 n’est pas un fait du hasard, selon elle, pendant la recrudescence de la pandémie à coronavirus, les exciseuses ont beaucoup profité et cela a eu un impact dans la lutte contre les mutilations. « A mes début les gens ne m’y croyait pas, même au niveau du ministère, il a fallu une lutte de longue haleine, mais aujourd’hui je me réjouis à travers ce prix, la preuve en ait, il y’a des chefs traditionnelles qui sont au-devant de ce combat contre cette pratique, tout cela démontre que les lignes ont bougé et continuerons de bouger »

Notons que Le prix a été lancé depuis le 15 juin 2020 et les dépôts des candidatures se font uniquement en ligne sur le site web de l’UNFPA. https://burkinafaso.unfpa.org/fr/prix-mariam-lamizana-3%C3%A8me-edition

 

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