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Procès Thomas Sankara : L’aile historique du CDP qualifie d’un  procès à esprit revanchard 

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Ceci est une déclaration de l’aile historique du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) suite au verdict du procès Thomas Sankara.

Ouagadougou, le 9 Avril 2022

Le Président Michel KAFANDO, sous le régime de la transition, par simple déclaration « du fait du prince » c’est-à-dire sous la contrainte et l’arbitraire, a
imposé à la justice burkinabé la réouverture du dossier Thomas SANKARA, ignorant royalement le principe de la séparation des pouvoirs, avec pour unique et principal objectif « d’embastiller » le Président Blaise COMPAORE, tout en faisant abstraction de la loi constitutionnelle votée le 11 juin 2012, Constitution, dont il était le gardien. Cette loi constitutionnelle a introduit un article 168.1 qui indique clairement que : « Une amnistie pleine et entière est accordée aux Chefs d’Etat du Burkina Faso pour la période allant de 1960 à la date d’adoption de la présente disposition ».

Le contexte socio-politique haineux, revanchard a vite fait de créer une amnésie volontaire et de susciter une chasse à l’homme judiciaire. Que ce soit avec les « insurgés » ou plus tard, avec le pouvoir du Président Roch Marc Christian KABORE, l’objectif est resté le même : tout faire pour l’aboutissement de ce procès, afin de régler définitivement le cas du Président Blaise COMPAORE, ajoutant ainsi une couche politique à ce dossier judiciaire qui souffrait déjà de maux aux antipodes des règles de la bonne administration de la justice.

Notre histoire est riche de la sagesse des hommes et des femmes qui ont su se mettre au-dessus de la mêlée, pour offrir à notre peuple des raisons légitimes à croire à son destin. Le Président Blaise COMPAORE est de cette carrure.

Que n’a-t-il pas fait pour montrer au peuple burkinabé que la tragédie du 15 octobre 1987 fait partie des évènements qui échappent à la maitrise humaine.
Ainsi, sa déclaration emblématique à la nation du 19 octobre 1987 résonne encore aujourd’hui tel un hymne à l’humilité et au pardon. Dans cet élan que n’at- il pas fait et entrepris pour immortaliser la mémoire de son camarade de lutte, le Président Thomas SANKARA. De la journée nationale du pardon initiée le 30 mars 2001 aux divers monuments aux martyrs et des héros et bien d’autres initiatives qui ont jalonné la longue traversée pour la recherche de la réconciliation nationale et du pardon.
Dommage, des mains invisibles et des politiques en mal de notoriété ont fait du dossier Président Thomas SANKARA un fonds de commerce qui a éloigné le peuple burkinabé de son droit légitime à la réconciliation avec sa propre histoire.

LA HANTISE D’UN PROCES INACHEVE

Le peuple burkinabé ne redoutait pas un procès juste, équilibré et de vérité qui
rendrait justice au Président Thomas SANKARA, mais avait la hantise profonde d’un procès inachevé, entaché par la haine viscérale de certains acteurs qui n’avaient nullement intérêt à la manifestation de la vérité, de revanchards et d’acteurs politiques qui ont fait de ce dossier purement judiciaire, leur seul
thème de campagne.

Entamé le 11 octobre 2021, le procès du Président Thomas SANKARA a connu
son épilogue ce mercredi 6 avril 2022. Et, ce que les avocats du Président Blaise COMPAORÉ redoutaient le plus s’est réalisé. Les images et les premières
réactions après le prononcé du verdict, ont

donné à voir et à entendre un peuple plus que divisé.

Les fils et les filles du Burkina qui avaient espéré que ce procès soit le socle et le commencement d’un « AUTRE BURKINA » n’ont que leurs yeux pour pleurer. Notre peuple ne chantera pas à l’unisson la vérité vivifiante, réparatrice des cœurs et des mémoires.

Durant trente-cinq ans, les burkinabé ont voulu la vérité dans ce dossier pour faire leur deuil. Aujourd’hui la justice a réussi la prouesse de retourner notre peuple contre lui-même par l’énoncé d’un verdict qui sonne comme une incapacité à recoller les différents morceaux de notre histoire, pleine de déchirures et à panser les plaies de nos douloureux évènements.

LE CDP APPELLE A L’UNITE DU PEUPLE BURKINABE

Notre parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) fondé par le Président Blaise COMPAORÉ le 6 février 1996, face à ce verdict lourd et démesuré, tire les enseignements et les conséquences suivants :

1) LES ENSEIGNEMENTS

  • La justice burkinabé n’a pas réussi un procès juste, de vérité,
    réparateur et porteur d’espoir pour notre peuple ;
  • Ce procès est la conclusion d’une battue haineuse, revancharde et
    politicienne de trente-cinq ans qui n’honore aucun des acteurs ;
  • Ce procès est la résultante d’une volonté d’effacer l’œuvre et la
    personnalité charismatique du Président Blaise COMPAORE et de ses
    fidèles camarades de l’histoire combattante et glorieuse de notre
    peuple, notamment l’Officier d’Honneur, le Général Gilbert DIENDERE ;
  • Ce procès ne participe pas du processus de réconciliation nationale tant
    espérée par notre peuple, afin de tourner la page des douloureux
    évènements de son histoire et se tourner résolument vers d’autres
    défis.

2) LES CONSEQUENCES

  • Avec ce verdict, la réconciliation des cœurs semble définitivement
    enfouie dans les méandres de la vengeance ;
  • La justice burkinabé condamne notre peuple à errer permanemment
    sur le chemin de la recherche du pardon et d’autres voies pour
    réconcilier tous ses enfants.

Malgré cette réalité touchante et triste, notre parti reste déterminé à œuvrer
pour une vraie réconciliation nationale et s’engage fermement avec le peuple
burkinabé, comme il a toujours su le faire, à la recherche de la paix des cœurs et
des braves.

Le CDP exhorte toutes les filles et tous les fils du Burkina Faso, sans distinction
aucune, dans un élan patriotique, à s’orienter courageusement et résolument
vers les chemins de la réconciliation nationale véritable et de la refondation de véritable et de la refondation de

notre Nation.

Démocratie-Progrès –Justice

Vive le Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP)
Vive le Président d’Honneur Blaise COMPAORE
Vive le peuple souverain du Burkina Faso.

Pour le Bureau exécutif national,
Le Président par intérim
Achille Marie Joseph Tapsoba

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