Accueil A LA UNE Situation sécuritaire : le beau rêve de Nestorine Sangaré !

Situation sécuritaire : le beau rêve de Nestorine Sangaré !

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Comme elle en a l’habitude, la situation sécuritaire nationale marqué par le nouveau drame de Seytenga n’a pas laissé indifférente Nestorine Sangaré ancien ministre en enseignante-chercheuse à l’Université Joseph Ky Zerbo de Ouagadougou. Sur sa page Facebook nous décrit le rêve qu’elle  nourri pour notre chère patrie le Burkina Faso qui comme une branche fraiche s’est pliée sous le coup de vent du terrorisme mais se redressera à jamais. Lisez plutôt !
Nous vivions paisiblement ensemble sur nos 274 200km2. Dans des liens séculaires qu’on disait indestructibles et solides. Un peuple travailleur, joyeux et hospitalier du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Puis, subitement, quelqu’un a troublé notre quiétude. Quelqu’un a trouvé notre maillon faible. Il s’est mis à défaire méticuleusement nos liens anciens, déterrer nos vieilles querelles et nos douleurs. Il a attisé nos colères et nos haines enfouies dans le terreau de notre sagesse toute légendaire. Il a détruit nos certitudes et sali notre identité, celui de Pays des hommes Intègres. Voilà, mission accomplie pour le destructeur. Et nous voilà assis, surpris hébétés, comme après un coup de crochet de boxe à la mâchoire.
Nous sommes touchés, assommés, déboussolés, écartelés, dispersés, désorientés et les regards hagards face au désastre humain. On dirait la foudre nous a tapés sur la tête en plein midi. K.O. débout. Certes, nous sommes sonnés, mais pas anéantis et encore moins achevés. Là, aux tréfonds de nous gronde la rage du fier burkimbila, la fureur explosive du lion blessé dans son orgueil et sa dignité.
Non, non. Ce n’est pas fini dèh. On peut perdre des combats, mais jamais perdre la guerre contre nous-mêmes. Et même si c’est contre la rapacité interne et externe que nous combattons, un jour, les annales d’histoire parleront de notre victoire avec fierté. C’est pourquoi, les prochains rounds de cette saga macabre nous trouveront toujours débout, au rendez-vous. Ceux qui vivront sont ceux qui lutteront, pour la Patrie et pour l’honneur.
Et à la fin, quand enfin la paix reviendra, quand nous allons nous retrouver au clair de lune pour le moment du bilan, nous compterons avec tristesse nos morts dignes et indignes comme en Afghanistan. Nous n’aurons ensuite qu’à panser nos blessures et essuyer nos larmes. Ce sera, peut-être, sans savoir comment, pourquoi et par qui nous avons été poussés à nous entretuer aussi terriblement. Alors, nous nous poserons 1000 fois cette question lancinante: Qu’est-ce qui nous est arrivés? C’est tellement bon de se souvenir des problèmes quand ils sont passés!! Que reviennent vite les jours de bonheur et d’insouciance au pays du rire facile et du perpétuel yél kayé. J’ai fait un beau rêve.
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