La préservation du pluralisme religieux au Burkina Faso ? Le Centre Culturel Islamique du Burkina apporte son soutien

Malgré la diversité ethnique et religieuse au Burkina, la coexistence pacifique entre les religieux demeure un acquis important à préserver. Et pour préserver cet acquis qui dure pendant plusieurs siècles au pays des hommes intègres que s’est tenu ce samedi, 25 février 2017 à Ouagadougou une conférence publique sur le dialogue interreligieux. Cette conférence avait pour thème : « Le pluralisme religieux au Burkina Faso, une richesse à préserver » et était animée par Imam Halidou Ilboudo du CERFI et Dr Barro, enseignant en philosophie.

DSC00005La question de pluralisme religieuse entre les communautés est d’autant plus qu’importante qu’il faudrait la préserver. Le Centre Culturel Islamique du Burkina (CCIB) l’a si bien compris en organisant cette conférence publique sous sa direction. Ils étaient nombreux les fidèles qui ont fait le déplacement à la maison de la femme de Ouagadougou (lieu indiqué) pour assister à cette conférence publique. Parmi ces fidèles figures les responsables des mouvements associatifs religieux. La première partie a été assurée par l’Imam Ilboudo.

DSC00010Après avoir remercié les participants, Imam Ilboudo a tenu à rappeler les concepts et les fondements de la religion ; son origine. Il a également fait cas de l’importance du dialogue interreligieux dans un pays comme le nôtre en proie d’insécurité et de menace terroriste. Pour Ilboudo, l’origine de ces conflits réside généralement à la succession à la trône au sein d’une même communauté et pour expliciter l’Imam se fonde sur les conflits Israélo-palestiniens, la crise Yéménites, les frères Morsi en Egypte et bien d’autres.

Il a aussi fait cas des exemples de pratiques interreligieux en voie de disparition au Burkina dont sa préservation est nécessaire. Il s’agit des visites de voisinage pendant les fêtes religieuses. « Avant, pendant la fête de tabaski ou de ramadan, même ceux qui sont pas musulmans préparaient et donnaient aux voisins et aux invités. Les fêtes chrétiennes également, on partait (Les musulmans) souhaiter bonne fête à eux et ils nous réservaient du Zoomkom, et du jus, de la nourriture, autre qu’interdit par l’islam. C’était vraiment un exemple de coexistence interreligieux. Malheureusement beaucoup aujourd’hui trouve d’inconvénient à cette pratique » Nous dit l’Imam.

DSC00009La deuxième partie de la conférence était réservée à Dr Barro et il a fallu plus d’une heure d’intervention pour conquérir l’attention du public. Le Docteur, en se basant sur son expérience sur la religion, ses vingt-cinq ans d’expérience sur le dialogue inter communauté et interreligieux dans plusieurs universités européennes à tenu en allène les participants sur le thème.

Pour lui, le pluralisme religieux est un défi que le monde doit relever. Il est revenu sur la question de vie des juifs en France aussi bien que le concept de la laïcité dans les pays. La question des difficultés liées à l’application du décret sur le port de voile dans les établissements et l’administration français à également été abordé par le Docteur.

« C’est avec un sentiment de satisfaction que les participants à cette conférence publique repartent chez eux » nous confient plusieurs participants. Cette conférence publique faut-il le rappeler, entre dans le cadre du symposium international sur le dialogue interreligieux, interculturel qui sera organisé en mars prochain dans la capitale Burkinabè.

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