La récente décision du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) portant règlementation de la couverture médiatique des activités politiques pendant la pré-campagne (03 aout 2020 au 31 octobre 2020) a entrainé de vives réactions à divers niveaux. Ces réactions montrent à souhait la sensibilité de la période concernée.

Au cœur de l’interpellation du CSC se trouve le rôle des journalistes. Bien que ne partageant pas la lecture plus ou moins erronée que fait le CSC des dispositions du code électoral sur la couverture des événements politiques en période de précampagne, l’Association des journalistes du Burkina (AJB) tient à rappeler à l’ensemble des confères les obligations professionnelles qui s’imposent aux journalistes dans les situations de campagne. L’une de ces valeurs intransgressibles est bien l’impartialité du journaliste.

A propos, la charte d’éthique et de déontologie des journalistes du Burkina est claire en son article 8 : « Afin de sauvegarder la dignité de la profession, le journaliste doit éviter à tout prix de verser dans la partialité et l’esprit partisan ».

Au-delà même de l’interpellation du CSC, les périodes de campagne, quelles qu’elles soient, sont des moments pour les journalistes de montrer qu’ils sont en mesure de s’élever au-dessus de la mêlée. De la pré-campagne à la clôture définitive du scrutin, comme de tout temps d’ailleurs, le journaliste professionnel se doit de rester à équidistance des camps.  Cette obligation est valable pour tout journaliste.

A tout moment et particulièrement par ces temps de pré-campagne, la société recense nos comportements en bien ou en mal et tout écart rejaillit systématiquement sur la crédibilité de la profession toute entière.

C’est pourquoi, l’Association des journalistes du Burkina exhorte les confrères à :

  • observer la distance professionnellement admise avec les candidats dans le cadre aussi bien de la campagne politique que des campagnes sportives en cours ou de toute autre campagne ;
  • éviter de se laisser utiliser à des fins électoralistes ;
  • se montrer à la hauteur des attentes des populations et surtout des exigences professionnelles de notre noble métier ;
  • éviter, en toutes circonstances, de mettre leurs plumes au service de quelque chapelle que ce soit.

Fait à Ouagadougou, le 19 aout 2020

Pour le Bureau national,

Le Président

 

Guézouma Sanogo

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