Après deux semaines d’analyses, la coordination nationale des jeunes sur l’environnement et le climat (CONAJEC) et ses partenaires, le centre d’études et d’expérimentations économiques et sociales (CESAO) et le GRAAD étaient de nouveau face à la presse ce vendredi 20 novembre 2020 à Ouagadougou. Il s’est agi lors de ce point de presse était de présenter le résultat de l’analyse de la sensibilité des projets de société des candidats aux élections vis-à-vis de l’environnement.

Une analyse réalisée sur sept (07) domaines clés à travers lesquels la prise en compte de l’économie verte dans les politiques de développement est en général évaluée qui sont : les énergies renouvelables, la construction écologique, les moyens de transport, la gestion de l’eau et des déchets et l’aménagement du territoire.

Aperçu des conférenciers

Après analyse, il ressort que, aucun programme analysé n’a atteint le niveau avancé « en termes de pise en compte de la question de l’environnement et de l’économie verte, près de la moitié (5/11) des programmes sont à un niveau latent » dixit Dr Gountieni Damien Lankoandé coordonnateur de l’équipe d’évaluation.

Si l’analyse est jugée insuffisante, des partis ce sont cas même illustrés dans quelques domaines tels que :

–   Dans l’ensemble des programmes jugés émergents sont au nombre de trois (03) le MCR, l’UPC et le CDP.

-Les programmes jugés établis en termes de prise en compte de la question environnementale et de l’économie verte relèvent par ordre d’importance du parti politique le MCR, suivit de KDO et du MPP. Ce qui signifie que ces trois programmes peuvent être qualifiés de programmes en bonne position sur l’échelle de prise en compte de l’économie verte.

– Dans le domaine des énergies renouvelables seul le parti KDO peut être considéré comme niveau avancé.

– Dans le domaine de la construction écologique, le comité de suivit révèle que c’est le domaine quasi-totalement ignoré dans la majorité (7/11) des programmes et seuls le MPP et le MRB sont à un niveau jugé établi.

– Dans le domaine du transport à ce niveau également il ressort que la majorité des programmes n’ont pas véritablement intégré la question « or le transport tel qu’organisé actuellement constitue une des plus grandes sources de pollution de l’air et du cadre de vie des populations burkinabè ; le niveau de pollution de l’air est jugé actuellement très élevé. » a expliqué Dr Lankoandé.

Dr Gountiéni Damien Lankoandé, coordonnateur de l’équipe d’évaluation

– Le domaine de l’eau par contre a été plutôt bien intégré par le MRB, le MCR et le CDP.

-Le domaine de la gestion des déchets et le domaine de l’aménagement du territoire sont également ignorés selon les analyses. A ce niveau KDO et le MRB ont fait l’effort une fois de plus de les mentionner dans leurs programmes.

Au vu des insuffisances de la prise en compte de l’économie verte dans les différents programmes de société la CONAJEC et ces collaborateurs ont formulé deux recommandations qui sont :

Aperçu des conférenciers
  • La prise en compte des dix (10) engagements proposés par la campagne de plaidoyer « Empreinte Verte ».
  • En 2025 il est recommandé de toujours réfléchir à l’environnement, l’économie verte, mais aussi avec un esprit intégrateur du problème à nos réalités.

La CONAJEC rappel qu’un suivit sera également fait lors du quinquennat du futur président du Burkina afin que ce dernier puisse prendre à bras le corps la question de l’économie verte.

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