Ce mercredi 30 septembre 2020 à Ouagadougou, le mouvement du peuple pour le progrès MPP a animé une conférence de presse. Cette conférence s’est articulée sur plusieurs points qui sont : la situation nationale, la vie du parti, le Bilan du mandat en cours, les élections couplées du 22 novembre prochain et la saison hivernale en cours.

D’emblée, pour les responsables du parti au pouvoir le pays va mieux, en dépit des deux crises majeures que sont l’insécurité et la pandémie à coronavirus. Sans dire que le Burkina a gagné la guerre contre le terrorisme et le COVID-19, nous pouvons cependant affirmer que le gouvernement du Burkina Faso marque de bons points en parvenant à contenir les menaces sécuritaires et sanitaires. Il faut s’en féliciter tout en maintenant l’état de veille permanente afin de surveiller comme du lait sur le feu ces deux bêtes immondes qui peuvent se réveiller tel un volcan au moment où on s’attend le moins.

Concernant la crise sécuritaire, le MPP salue les mesures gouvernementales qui ont permis à la haute hiérarchie militaire de créer un bataillon dans la région du Sahel dont la mission est la défense du territoire national et de servir de rempart contre le terrorisme et ses suppôts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Burkina Faso est passé à une vitesse supérieure dans le combat contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire. C’est le lieu ici pour le MPP de saluer la vaillance de nos soldats et de leur commandement tactique dans la lutte contre la menace qui fait tant souffrir les Burkinabè et les personnes déplacées internes contraintes de fuir leurs localités et trouver refuge ailleurs. Ces moments de déchirements prendront fin bientôt par la réinstallation des personnes déplacées internes dans leurs localités déjà amorcée avec le soutien des FDS et des Volontaires de défense pour la Patrie (VDP) déjà opérationnels sur le terrain. Malheureusement, tout comme chez les FDS, plusieurs VDP ont payé de leur vie la défense de l’intégrité du territoire national. Pour le sacrifice suprême consenti par eux, le MPP s’incline devant la mémoire de ces héros morts pour la Patrie et exprime sa sympathie et ses sincères condoléances aux proches et familles des victimes.

Le bilan du mandat qui s’achève sera scruté à la loupe par nos adversaires, mais ce sera peine perdue parce que malgré les chausse-trappes du terrorisme, de la COVID-19 et de la fronde sociale, le gouvernement est parvenu à dérouler le programme présidentiel décliné dans le PNDES. Dans quelques semaines, notre candidat, le camarade Roch Marc Christian Kaboré sera lui-même à la manœuvre pour dresser le bilan de son quinquennat avec les forces vives de chacune des treize régions du Burkina Faso.

Dans le contexte de la COVID-19 qui recommandait la prudence pour éviter la contagion à grande échelle, le ministère en charge de l’éducation nationale a élaboré un audacieux plan de reprise des activités pédagogiques. Ainsi, ce département a réussi la prouesse de remettre les élèves, les écoliers et leurs enseignants au travail, afin de sauver l’année scolaire et éviter les affres d’une année blanche à notre pays.

Pari réussi et gagné sur toute la ligne bien que des oiseaux de mauvais augure prédisaient un échec annoncé et une catastrophe sanitaire. Rien de tout cela ! Bien au contraire, les taux de réussite aux examens session 2020 sont encourageants. Je vous rappelle qu’au baccalauréat, le taux de succès a été de 39,35% contre 36,83% en 2019. Les régions du Sahel et du Centre-Nord ont réalisé les meilleurs résultats avec des taux identiques de succès : 43,16%. Au BEPC, le taux de réussite est de 36,47% contre 26,62% en 2019. Au CEP, il est 66,06% contre 55,11% en 2019.

Ce volet relatif à l’éducation offre l’opportunité à notre parti de souhaiter une excellente rentrée scolaire et estudiantine à tous les acteurs du monde de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le MPP forme le vœu que cette année soit une réussite à tous points de vue, par l’engagement de tous les acteurs sans exclusive dans l’intérêt supérieur des apprenants de toutes les catégories de notre système éducatif.

Concrétisant l’engagement et la détermination du Burkina Faso à assurer un enseignement gratuit aux élèves, le ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a procédé pour cette année scolaire 2020-2021 à la distribution de près 3 430 000 manuels scolaires aux 488 circonscriptions des 45 provinces. Le préscolaire bénéficiera une dotation de 200 000 exemplaires pour l’ensemble des provinces du pays.

Sur le plan de la gestion macroéconomique de notre pays, bien que la survenue de la COVID-19 contraigne toujours les Etats à la récession et au réajustement des prévisions des budgets programmes, nos partenaires techniques et financiers comme les institutions de Bretton Woods, l’Union européenne et la coopération bilatérale continuent de faire confiance aux gouvernants de notre pays.

En témoignent les récents financements qui ont été accordés à notre pays. Ces engagements des partenaires envers le Burkina Faso et son gouvernement procurent des motifs de satisfaction et révèlent et renforcent notre capacité de résilience.

En pleine crise de la COVID-19 sans céder à la panique et à la précipitation, le président du Faso a instruit le gouvernement à la prise de mesures socioéconomiques fortes (394 milliards de F CFA) pour relancer plusieurs pans du secteur économique et soulager les couches vulnérables de notre pays affectés par la pandémie.

Notre parti note avec satisfaction que notre processus électoral est dans une dynamique d’ensemble qui augure de bonnes élections en novembre prochain.

Le rôle de l’Assemblée nationale a été essentiel comme dans toute démocratie qui se respecte. A travers les débats en son sein et à travers l’adoption du projet de loi portant révision du code électoral, elle a permis la prise en compte des réformes législatives nécessaires à la bonne tenue du processus électoral.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a elle aussi joué sa partition pour une bonne organisation technique de ces élections.

Je n’omettrai pas l’Office national d’Identification (ONI) qui a fait un travail remarquable permettant à de nombreux Burkinabé de l’intérieur et de l’extérieur de disposer de la CNIB condition indispensable pour s’inscrire sur les listes électorales.

Bien qu’elle se soit installée assez tard, la saison humide 2020 augure d’une bonne campagne pour le monde agricole burkinabè. Les prévisions du ministère en charge de l’agriculture pourraient être atteintes voire dépassées, les différentes spéculations ayant eu assez d’eau de pluie pour leur évolution jusqu’à la maturation. Le moins que l’on puisse dire, est que la moisson sera bonne cette année au Burkina Faso. Le gouvernement et les services spécialisés du ministère en charge de l’agriculture, tout au long de la saison hivernale n’ont eu de cesse d’arpenter tous les coins et recoins du pays pour suivre l’évolution de la campagne et prendre les mesures idoines pour parer à toute éventualité.

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